mercredi 28 janvier 2009

[Tops]Meillleures ventes de la semaines

Le Télémoustique a un côté très déprimant. Parce qu'après le Kroll et le Dubus, on tombe sur les pages culturelles, et tout en bas à droite, sur un petit cadre reprenant les ventes en Belgique d'albums de musique, ainsi que de livres, de DVD, de jeux vidéos et la fréquentation des salles. On se rend alors compte combien la culture de masse est éloignée de ce que je considère le bon goût. Jugez par vous même...


5) Dido "Safe Trip Home"

4) Gun N' Roses "Chinese Democracy"

3) Zazie "Zest Of Zazie"

2) Enya "And Winter Came"

1) Seal "Soul"


Sans parler du ciné où "De L'autre côté du Lit" tient le haut du panier, tandis qu'en DVD, c'est "Bienvenue Chez Les Ch'tis" qui continue de remplir les poches du maintenant mort et enterré Claude Berri.

Et vu comme c'est parti, ces tops ne sont pas près d'évoluer rapidemment...


PS : Et en livre ? L'ensemble de la saga Twilight évidemment, toujours deuxième en terme de fréquentation dans les salles belges.

mardi 27 janvier 2009

[Dossier : ils ont 10 ans...] "Mezzanine" de Massive Attack

S'il existe un album qui a définitivement marqué toute ma jeunesse, c'est celui-là. Je l'ai découvert pourtant quelques années après sa sortie, après avoir été marqué par deux apparitions de titres liés à cet album : "Superpredator" comme titre de générique du film "The Jackal" (version Bruce Willis) et surtout "Angel" dans la scène des caravanes en feu de "Snatch". Et l'écoute complète de cet album m'a rendu accro.

En réalité, l'album est parfait à deux niveaux. Tout d'abord, il comprend des titres absolument imparables seuls. "Angel", sa basse et sa guitare me font encore frémir autant qu'à la première écoute, "Teardrop" et la voix éthérée de Liz Frazer ou "Inertia Creep" et sa rage à tout niveaux.

Mais au delà des morceaux, l'album réussit vraiment à développer une ambiance complète tout au long de ses titres. Et des morceaux un peu plus faibles comme "Exchange" prennent tout leur sens comme une pause entre la rage noire qui traverse l'ensemble du LP

Car oui, c'est ce qui ressort de cet album : la rage et le conflit. On peut sentir que les membres du collectif étaient déjà prêts pour la rupture tant les différentes tendances s'affrontent ici. Riffs de guitares distordues punk s'appliquent à exploser des beats très profonds directement tirés du dub, tandis que les morceaux au flow très hip-hop succède à d'autres beaucoup plus chantés. C'est cette opposition si âpre qui rend cet album unique, un album qui a défini selon moi tout un pan de ce style multilatéral qu'est le trip-hop.

"Mezzanine" a dix ans, Portishead ressort un album, et si on les met l'un a côté de l'autre, on se rend compte que l'un comme l'autre sont toujours aussi pertinents.



Découvrez Massive Attack!

lundi 26 janvier 2009

Ma semaine médiathèque (week 3/09)

Une assez bonne pioche, cette semaine à la médiathèque... Entre l'électro-rock et quelques remixs, des expérimentations réjouissantes.



Tout d'abord, le troisième opus de Bloc Party dénommé "Intimacy" qui s'ouvre sur deux bombes "Ares" et "Mercury". Même si la suite est plus classique, je trouve que l'album ne vaut pas le dédain dont il a été victime, même si c'est vrai qu'il soutient difficilement a comparaison avec des trucs comme Klaxons.




Ensuite, la compilation de remix du patron du label Tigersushi, j'ai nommé Joakim. Avec d'excellents morceaux, même si je ne connais pas toujours l'original. De l'"Always Too Late" d'Annie en version que N*E*R*D n'aurait pas renié à "My Pocket Piano" de DJ Medhi réellement envoutant, Joakim propose une collection de morceaux variée ce qui montre qu'il aborde chacun d'eux sans aucune recette préconçue. Un vrai plaisir, même si tous les titres ne sont pas de la même qualité...



Vient ensuite l'album de Daedelus "Love To Make Music To", très varié. Je n'adhère pas beaucoup, je dois le dire, aux délires R n'B de l'ami, mais pas contre, certains morceaux offrent de bonnes décharges d'infra-basse qui font plaisir à mes petites oreilles. En tout cas, difficile de me prononcer sur ce LP sans quelques écoutes supplémentaires.



C'est aussi le cas de l'album de Fujiya et Miyagi "Lightbulbs". Il y a bien sûr quelques morceaux immédiats : "Uh" et son funk irrésistible, "Knickerbocker" en cavalcade punk-funk ou "Pussyfooting" et son clap qui entraine nos mains dans le mouvement. Mais à côté de cela, des morceaux plus calmes qui semblent un peu trop guimauves lors des quelques écoutes un peu distraites de ce LP... A confirmer, donc.


Bonne écoute !



Découvrez Fujiya & Miyagi!

mercredi 14 janvier 2009

[Dossier : ils ont 10 ans...] "Version 2.0" de Garbage

Je vous propose une nouvelle série de review d'album pour nous (me) rappeler que le temps passe vite, et qu'il faudra peu d'années encore pour que les "jeunes" trouvent que mes albums-références sont vieux et démodés. Pour ne pas (me) faire trop mal, je commence par un LP contesté, pas un album mythique, sorti en 1998, le second opus du groupe Garbage, tombé bien bas depuis, "Version 2.0".

Si j'avais envie de vous en parler, c'est que même si ce disque a beaucoup déçu, si il est loin d'être un chef-d'oeuvre comme d'autres qui viendront dans les prochains jours, il m'a énormément marqué. C'est par ce disque que j'ai découvert le groupe, et même par les quelques remixs trip-hop qui en ont été tirés (j'étais très trip-hop à 13 ans...). Je connaissais toutes les paroles par coeur, et j'appréciais particulièrement les titres les plus pop. Les trois premier morceaux "Temptation Waits", "I Think I'm Paranoïd" et ""When I Grow Up" me plaisaient énormément à l'époque par leurs sons synthétique et leurs gimmick vocaux rigolos. J'aimais aussi beaucoup "Sleep Together" autant pour les paroles que je trouvais sulfureuses à l'époque (if we sleep together/ will you like me better/ if we come together / prove it now or never) ou pour les accords aux claviers comme repère sonore tout au long du morceau et même le vocoder (pas toujours du meilleur goût, on le reconnaîtra). Enfin, "You Look So Fine" me plaisait, mais pas autant que "Milk", la balade du précédent album.

Et puis, le temps passant, j'ai fini par continuer à écouter ce disque pour d'autres morceaux. J'aime toujours "Sleep Together", mais ce disque reste dans ma collection pour deux titres : "Push It" et son riff inoubliable du refrain et sa batterie endiablée, "Medication" pour ses guitares dissonantes et son tempo plus lent qui correspond beaucoup plus à la voix de Shirley Manson.



Bref, un album pop qui m'a ouvert à des sonorités plus rock que je réprouvais à l'époque, et un groupe qui a marqué son époque surtout par son iconographie et sa chanteuse, plus que par sa musique qui a vite été oubliée (et qu'on préfère oublier en 2005 avec la sortie de "Bleed Like Me").

mardi 13 janvier 2009

[Review]Jeronimo "Mélodies démolies"

Je n'aime pas la chanson française, et rares sont les artistes francophones qui atterrissent dans mes favoris. Jeronimo a pourtant réussi à s'y glisser au long de ses deux premiers albums. C'est donc en toute logique que j'avais beaucoup d'attentes par rapport à ce troisième opus, d'autant plus que certains collègues lui avait déjà attribué une bonne critique (ici ou ).

Je n'ai pas été déçu, car Jeronimo réussit à se renouveler sans pour autant perdre son petit quelque chose qui le rend particulier. Ainsi, on retrouve ce détachement même dans les titres les plus sombres, ce décalage vaguement surréaliste entre la musique et les paroles, l'intention et la réalisation. Cela peut perturber, certes, mais c'est ce qui me plait.

Pour ce qui est du changement, et bien, ils sont dans le sillon déjà creusé dans 12h33. Moins pop, plus rock, plus travaillé (ici, beaucoup plus) et une plus grande attention à la musique par rapport aux textes. Ceux-ci reste toujours intéressants, mais beaucoup moins drôles. Même si le petit trait d'humour reste présent, dans l'ensemble, les chansons sont plus sombres.

Reste néanmoins que les textes sont importants pour accrocher à cette musique. "Tout sera comme avant" n'est peut-être pas le morceau le plus intéressant musicalement parlant, mais j'ai été très touché par le texte et l'interprétation que Jeronimo en fait. "Maman, si tu savais..." est un texte sensible noyé dans l'encre noire de sons assassins à l'inverse de "Irons-nous voir Ostende ?" servi d'une mélodie simple et d'un texte emprunt d'une douce mélancolie et d'une tristesse lancinante. Et puis, d'autres titres beaucoup plus léger comme "L'argent, c'est bien" ou "Rendez-vous dans ma loge" de toute évidence taillé pour un grand public et pour le concert.

D'ailleurs, si vous voulez le voir à Bruxelles, il sera à l'Ancienne Belgique dans le cadre des concerts AB/BOTA le 27 février.

En attendant, vous pouvez écouter quelques morceaux sur son MySpace : http://www.myspace.com/jeronimojerome

samedi 3 janvier 2009

Plurk, où en est-on ?

Je ne suis pas un "early adopter". Je viens seulement de commencer réellement à me consacrer à Twitter. Mais comme tout le monde, j'ai des zines (comme on dit par chez nous). Et je me suis par exemple entiché du site Plurk.com suffisamment tôt pour vous proposer une petite review de son évolution, et même une petite comparaison avec le concurrent-phare Twitter.

Pour ceux qui ne le sauraient pas, Plurk est un service de micro-blogging qui propose donc comme Twitter de poster des messages de maximum 140 caractères que toutes les personnes suivant votre flux pourront lire. Quelles différences fondamentales avec Twitter qui justifie que l'on s'y intéresse? Aucune. Fondamentalement, le service est le même. Mais il existent une série de petites différences qui, je crois, ont mises l'une à côté de l'autre une influence considérable sur la manière dont on l'utilise.

Quelques différences en vrac : les plurks (correspondants des twits - les petits messages postés donc) de toutes les personnes que vous suivez s'affichent sur une ligne du temps colorée, personnalisable avec des petits monstres tout à fait sympathique. Chaque plurk a sa petite fenêtre propre (en plus de son URL) sur cette timeline et quand on clique sur cette fenêtre s'affiche toutes les réponses faites au plurk. Conséquence de ce changement d'interface, en plus de rendre ce service beaucoup graphiquement attirant, il facilite grandement les discussions. Evidemment, différents clients twitter permettent de faciliter ces conversations, mais plurk le fait "nativement".

Néanmoins, cette interface rend le partage de lien et la promotion beaucoup moins efficace à mon sens pour la simple raison que les plurk sur la timeline sont coupés après une quarantaine de caractères. L'utilisateur de cette façon doit faire une démarche positive (cliquer sur le plurk) pour voir le message dans son entierté et donc le lien éventuel, ou la description de celui-ci. Ce défaut est en partie compensé par la prise en charge dans Plurk des images et des vidéos de YouTube (et DailyMotion je crois).

Bon, à part cette différence d'interface, le système de Karma est une autre différence marquante. Le Karma est un score de chaque utilisateur qui mesure son activité sur le site. L'algorythme qui le mesure n'est pas connu, mais il comprend le nombre de messages postés, les réponses à ces messages, les personnes qui deviennent fans (des followers sur Twitter) et ceux qui vous demandent de devenir amis (followers réciproquent qui nécessite de s'accepter l'un l'autre). En soi, cela a pour effet de motiver certains, parce qu'un Karma élevé permet d'accéder à des bonus de customisation de sa timeline, des nouveaus smileys.

Mais surtout, ce Karma va me permettre, sans chiffre d'adhésion du site, de supposer l'évolution de son adoption. En effet, il est possible sur ce site de suivre l'évolution du karma de chaque utilisateur. Mais également sur la page d'accueil l'évolution du karma moyen sur Plurk.

Si on en croit la courbe ainsi dessinée, on constate qu'après une période turbulente jusque fin avril 2008, la courbe de Karma a soudainement chuté. Cela correspond de toute évidence à une période de forte adoption du service Ryanlim, et donc probablement à une forte adoption de Plurk. En effet, des gens avec un Karma proche de zéro, des débutants, sont arrivés en masse pour utiliser le service ce qui a forcément fait baisser le Karma moyen (il est allé plus bas que le Karma moyen d'origine, qui correspond à priori au Karma moyen d'adoption du service de suivi du Karma).

Suite à cette période de forte adoption, on a vu une période de forte augmentation (logique, beaucoup de nouveaux venus, donc beaucoup de gens qui progressent). Ce qui est par contre étonnant, c'est qu'après une période finalement assez plane qui correspond selon moi à un entre-deux (les actifs deviennent de plus en plus actifs, et des nouveaux arrivent suffisamment pour maintenir le Karma moyen à un niveau stable, sans compter les défections "normales"), le Karma moyen est reparti à la hausse (plus ou moins à partir de septembre 2008).

Or, c'est à ce moment-là, plus ou moins, qu'on a pu observer sur Plurk un mouvement de désertion. Il s'explique par la nature même du système de Karma à récompense. Il maintient l'intérêt tant qu'on a des objectifs à atteindre, des palliers. Mais une fois ces palliers atteints, les personnes qui étaient sur Plurk et y postaient pour le système de Karma ne voyait plus l'utilité du site et désertaient. Restèrent les autres, les motivés, qui continuèrent à progresser (moins vite, car la progression du Karma n'est pas linéaire).

Et donc, à priori, à ce moment-là, le Karma moyen aurait du descendre, à cause de l'abandon de leurs comptes par certains haut niveaux. Si il n'a pas diminué, c'est qu'il y a eu des gens pour maintenir la moyenne au même niveau. Deux possibilités alors : des nouveaux arrivants sont arrivés au rythme des désertions et ont soutenus la progression du Karma suffisamment vite ou alors, au contraire, très peu de nouveaux arrivants qui diminuent la moyenne de Karma et les motivés qui compensent alors les pertes engendrées par le départ des autres. Au vu de l'observation sur le terrain, je pencherai pour cette seconde proposition. En Belgique en tout cas, et plus généralement en francophonie, je constate qu'il y a très peu de nouveaux utilisateurs réguliers ces derniers mois.




Tout ça pour dire quoi ? Tout d'abord rappeler que Plurk ne s'utilise pas de la même façon que Twitter. Plurk est un outils de contacts interpersonnels. Il vise à créer des liens personnels entre les utilisateurs ou à maintenir ces liens, à la façon de Facebook. Des groupes se créent, des rencontres en réel s'organisent. Comme Plurk est moins intéressant pour partager des liens et du contenu internet, il sert plus à partager des expériences et des impressions personnelles, sa vie de tous les jours. Par nature, cela n'intéresse que les personnes plus proches. Cela explique selon moi la lenteur d'adoption déduite des éléments ci-dessus et les nombreuses défections. Cela risque par ailleurs de porter préjudice au site, notamment parce qu'il n'est pas utilisable pour faire de la promotion, et que donc on voit mal des gros blogs ou des gros trendsetters s'y installer pour partager leurs avis "professionnels". Mais c'est aussi ce qui fait le charme de l'outil évidemment, qui est, en réalité, bien plus destiné à un grand public que Twitter.

NDLR : la démonstration ci-dessus est grandement handicapée par un biais de taille. La ligne de mesure du Karma des utilisateurs est en réalité celle des utilisateurs inscrits sur le service Ryanlim. Il se pourrait donc que les tendances décrites soient en fait plus des tendances d'adoption de ce service que celles de Plurk. Néanmoins, ces tendances se confirment par mes constatations dans l'utilisation du service. Cette corrélation s'explique selon moi par le fait que le service est très connu sur Plurk et que de nombreux utilisateurs s'y inscrivent pour suivre l'évolution de leur Karma.

vendredi 2 janvier 2009

[URL]www.searchme.com

Le monde semble s'être réveillé et a remarqué que Google était un gros quasi-monopole. Je vais pas dire que je l'avais bien dit, parce que je ne vous l'avais pas dit. Mais bon, en même temps, c'est pas du neuf. Il y a deux ans, j'écrivais pour un examen d'informatique et de réseaux les dangers que représentent Google pour la liberté du net.

Il faut néanmoins relativiser un peu le totalitarisme Googlien. Il est vrai que Google semble inébranlable sur ses core activities que sont le moteur de recherche et la monétisation. Difficile aussi de ne pas nier la force de la messagerie de Google qui, sans en connaître les statistiques, me semblent tout doucement prendre des parts à nos amis de Microsoft.

Néanmoins, sur des activités connexes, Google ne s'impose pas partout. Orkut a quand même du mal à s'imposer mondialement face à Facebook et MySpace, et même si Blogger est le plus gros site social (ce qu'il n'est pas vraiment), les concurrents WordPress et TypePad sont loin d'être anecdotiques (sans parler des exceptions locales Skyblog).

Chrome de son côté, malgré son "approche révolutionnaire", a du mal à décoller en Europe. Picasa est largement largué par Flickr et on ne voit toujours pas de solution de monétisation pour le gros bouffeur de bande passante YouTube.

Enfin, même si Google Docs commence à se faire son trou, on peut dire que GTalk rese largement minoritaire pour tout ce qui est communication instantannée d'ordinateur à ordinateur par rapport aux propriétaires indéboulonables MSN et Skype.

Mais le danger existe : une entreprise contrôle un part très importante de l'accès à l'information sur le net, que ce soit via la recherche ou la pub. Elle a donc un pouvoir considérable sur le contenu du net, en organisant son accès. Je considère donc important de rester attentif à d'autres possibilités d'accéder à cette information.

Et le moteur de recherche searchme.com me semble une alternative intéressante. Google s'est imposé avec un moteur simple et léger, grâce à une forme d'austérité qui donne l'impression de l'objectivité. Mais le tournant social pourrait bien changer cette recherche absolue d'objectivité sur le net. Les utilisateurs pourrait être de plus en plus à la recherche d'avis argumentés mais orientés, et moins de données brutes non traitées.

Searchme.com pourrait alors offrir ce type de présentation de l'information au sein même d'un moteur de recherche. Fini donc la présentation austère et place à une interface toute en flash où l'image prend la place du texte. Le résultat d'une recherche est ainsi affiché sous forme d'une miniature de la page web (ou de l'image, ou de la vidéo) qui peut être "presque" lue à l'intérieur du moteur de recherche.

Mais au delà de l'interface, d'autres fonctions attirent l'attention. La possibilité de rechercher par catégories alors que l'on tape les mots clefs de la recherche (musique, cinéma, gastronomie, marketing,...) et donc limiter les résultats à ceux qui concernent nos désidératas. Et surtout, la fonction de piles (stack en anglais) qui permet de créer un ensemble de références de recherche autours d'un thème (de "Obama shirtless in Hawaï" affichant photos et vidéos à "Today's Top News" reprenant un ensemble de référence des sites d'information en ligne américain). Chaque utilisateur peut se créer des piles, les partager. En somme, del.icious au sein même du moteur de recherche.

Est-ce que ce moteur concurrence directement Google ? Sans doute pas... La version lite du moteur, avec une interface flash plus réduite, propose directement des publicité de Google. Les référencements de vidéo proviennent presque tous de YouTube. Néanmoins, le confort d'utilisation quand il s'agit de réaliser une recherche plus profonde que les trois premiers liens et les fonctions sociales directement implantées dans le moteur en font une alternative pas totalement inadéquate. Une autre manière d'accéder à l'information, et donc peut-être une manière d'accéder à une autre information.

jeudi 1 janvier 2009

[Tops]Les albums de 2008

Les voilà, enfin, mes albums favoris sortis en 2008. Le top le plus prestigieux, ou presque, mais aussi celui qui a le moins de sens. D'autant plus qu'il me manque pas mal d'écoutes de certains pour pouvoir les inclure - peut-être - dans le top. C'est le cas de Fleet Foxes (mais peu probable, les première écoutes de leur EP ne m'ont pas convaincu), Vampire Weekend, Last Shadow Puppet, Jeronimo ou Ladyhawke. Bref, un top gratuit, un peu comme un bilan à modifier l'année prochaine, puisque j'aurai, à priori, écouté beaucoup plus de trucs de 2008 à ce moment-là !





12) N*E*R*D - "Seeing Sound"
Le groupe de Pharrel Williams est passé complètement inaperçu avec cet opus, alors qu'il contient des tueries de malades. Bon, j'admets, certains morceaux sont très mauvais, mais à côté, peut-on réellement en vouloir à cet album qui nous délivre coup sur coup "Time For Some Action", "Everyone Nose", "Antimatter", "Spaz" et quelques autres titres tout à fait passables. Un tout bon album de N*E*R*D, donc, sans grande prise de risque, mais avec un savoir-faire indéniable.


11) Cadence Weapon - "Afterparty Babies"
Nos amis de Cadence Weapons avaient sans doute trop impressionné dans leur premier opus avec des titres comme "Fathom" ou "Oliver Square". Du coup, à l'écoute du début de ce deuxième album, les critiques se sont sans doute arrêtés et ont pu vociférer que c'était raté. Et c'est vrai que le meilleur de l'album se trouve à la fin. Il n'empêche que des titres comme "Do I Miss My Friend" ou "Real Estate" sont assez culotés, tandis que "House Music", "Getting Dumb" et "We Move Away" sont trop puissants pour être ignorés. Moins barré que le premier opus, mais franchement efficace, cet album ne mérite pas d'être boudé comme il l'a été.

10) The Presets - "Apocalypto"
C'est quoi un grand album ? Pas "Apocalypto" des Presets, sans doute. "Apocalypto", c'est un hymne hédoniste aux années 80, à la pop synthétique qui rappelle à gros coup de vocalises "de tapettes" et de claviers dégoulinants les Pet Shop Boys par exemple. Et pourtant, sur des titres comme "My People", "This Boy In Love", "Together" ou "Anywhere", le duo trouve une efficacité, une énergie et une forme de libération finalement assez moderne qui fait de leur musique un pantin désarticulé en grand écart entre Sebastien Tellier et Justice. Finalement assez déconcertant et original derrière une apparence de bonbon commercial formaté.


9) British Sea Power "Do you like rock music"
On avait pourtant un peu parlé de ce groupe à la sortie de leur opus précédent. Et ici, pas un mot sur l'excellent "So You Like Rock Music". De la grandiloquence quand il en faut, des guitares, des cordes et des organons. Quand on croit que cela va tomber dans les poncifs trop usés du rock anglais facile, il y a toujours bien quelques riffs bien placés, une déferlante de batterie pour permettre au groupe de rester en équilibre sur le fil ténu du bon goût. Et puis, avec des titres comme "All In It", "No Lucifer", "Atom" ou "Waving Flag", difficile de rester insensible. L'armada anglaise au mieux de sa forme.

8) The Whip "X Marks Destination"
J'avais déjà chroniqué cet album, je vais juste en rappeler les éléments principaux : des riffs de guitares qui fonctionnent comme des boucles, des morceaux en mélopée du côté de la voix et de la batterie, le tout renforcé par quelques claviers et samplers. Avec une capacité foudroyante de ces longs morceaux à nous vriller la tête de refrain et de riffs qui reviennent inlassablement toujours plus forts. Et puis, il y a "Trash", "Divebomb", "Blackout" et autres "Save My Soul", tous des singles imparables. Si le monde était bien fait, ils auraient autant de succès que Ting Tings...

7) Santogold "Santogold"
Si ça tombe, avec quelques écoutes en plus, cet album aurait encore pu grappiller quelques places. Beh oui, ça ne fait que deux semaines que j'ai découvert cette charmante galette, et déjà, je ne peux plus vraiment m'en passer. C'est aussi fou-fou que M.I.A. avec cette capacité impressionnante à digérer des influences multiples. Ce sont des titres aussi différents et puissants que "Creator", "My Superman", "I'm A Lady", "You'll Find A Way" ou le fameux "Say Aha". Plus une collection de titre qu'un véritable album, ces titres sont néanmoins de toute bonne facture !


6) Dan Le Sac Vs Scroobius Pip " Angles"
Étrangement, alors que cet album était taillé pour moi, les premières écoutes ont été laborieuses. Je l'ai donc laissé tomber quelques semaine avant d'y revenir. Et là, j'ai finalement pu apprécier le flow si particulier de Scroobius Pip et les sons ciselés de Dan Le Sac. Les hommages-reprises-sampling à Dizzee Rascal ("Fixed") ou Radiohead ("Letter From God To Man"), les délires surréalistes ("Magician's assistant") et les gros morceaux qui s'imposent tant grâce à la variétés des sons utilisés que par cet accent Cockney qui fait mouche ("Angles", "Development"). Le hip-hop indépendant dans sa meilleure forme.

5) The Notwist "The Devil, You + Me"
En arrivant dans le top 5, on retrouve des noms beaucoup plus cités par d'autres blogueurs et journalistes. Le dernier des Notwist en fait partie. En rendant leur pop typiquement allemande et froide plus accessible et plus vivante, The Notwist réussissent à renouer avec un succès mérité, mais dans un registre tout à fait différent de "Pick Up The Phone". Et au milieu des morceaux plus organiques assez frappants "Good Lies", "Hands On Us" ou "Gloomy Planets", on retrouve des pépites aux sons industriels destructeurs comme "Alphabet", "Gravity" ou l'excellent "On Planet Off". Du grand public pas vendu.

4) Beck "Modern Guilt"
Je n'ai pas bien compris pourquoi ce titre s'est souvent retrouvé mal classé dans les tops de fin d'année. Etait-ce la réminiscence du décevant "Guero" ? Ou alors cette classe étrange qui ressort de chanson tantôt très simple, tantôt faussement brouillon. Pourtant, de cette pop solaire, rien n'est à jeter. Beck retrouve avec cet album son statut de cool attitude à toute épreuve, sans renier une forme de complexité. Des titres comme "Gamma Ray" et "Replica" pourtant très différents offrent finalement des sentiments tout positifs qui sont à savourer !


3) Neon Neon "Stainless Style"
On l'a souvent vu bien classé, mais jamais suffisamment bien pour prendre ce projet au sérieux. Et bien, ce disque-concept devrait l'être. Enchaînant des titres si proches et éloignés à la fois ("Raquel" et "Trick For Treat"), le duo offre un des albums des plus rafraîchissants de cette année. Puissant, dansant, souriant, il n'y a pas de second degré dans cet hommage aux années 80. Et quand c'est bien fait, le premier degré cras et velus, ça fait simplement beaucoup de bien. Un indispensable, réellement.


2) Yoav "Charmed And Strange"
Là, je pense que je pourrai plus dire beaucoup sur Yoav, après ce classement. Mon coup de coeur de 2008, une pop à la guitare tellement simple que ça en devient ridicule, des émotions pour ménagères de plus de 40 ans peut-être, mais une réelle sincérité, je crois, dans ce qui est offert. Yoav m'a accompagné toute mon année avec cet album et ses titres parfaits comme "Club Thing", "Adore Adore", "Angel And The Animals" ou la reprise très réussie de "Where Is My Mind". On entendra peut-être plus jamais parler du jeune homme (je vois mal comment il va pouvoir faire évoluer sa musique), mais il restera ce premier album d'une réalisme simple et parfait.

1) Portishead "Third"
Est-ce que "Third" est le meilleur album de 2008 ? Objectivement, peut-être pas. Mais pour un groupe qui a modifié ma manière de percevoir et d'écouter la musique avant de disparaître pendant 10 ans et qui m'a donc incité à avoir cette attitude détestable face au come-back - le dédain - il est assez frappant de constater qu'ils ont réellement réussi à se réapproprier leur univers largement emprunté par d'autres groupes, et remettre les pendules à l'heure. Le trip-hop, c'est pas un ours en peluche dans la forêt, le trip-hop, c'est sombre, industriel, hanté. A la façon de Mezzanine de Massive Attack, le groupe a réussi à contenir toute leur rage pour offrir un diamant noir. "Silence", "Machine Gun", "Threads", "Small" ou "We Carry On" sont terrifiantes et belles. Une musique totale, qui absorbe son auditeur et le transforme, petit à petit, en cet Homme de 2008, si proche et éloigné de celui de 1998.