samedi 31 mai 2008

[Review]The Do "A Mouthful"

Et voilà, je sombre dans la vulgarité, je vous propose une review d'une des sorties des plus hype de ces derniers temps (même si ils sont déjà remplacés par The Ting Tings sur le net, et qu'ils trouveront leur place uniquement sur MCM Pop). Vous vous dites peut être que je vais le démonter, cet album, parce qu'il n'y a pas assez de critiques négatives sur ce blog... Et bien, même pas, The Do s'en sort pas mal sur leur premier opus "A Mouthful"

Comment, me direz-vous, avec le single tristounet "On My Shoulders" certes efficace mais pas spécialement original, sont-ils parvenu à tenir sur la longueur d'un album (qui compte en plus 15 titres). Et qui plus est, comment on-t-ils réussi à me convaincre, moi qui à priori déteste tout ce néo-folk-pop ? Et bien, en ne faisant pas du néo-folk-po sur tout l'album, et en variant les styles et les ambiances.

The Do est donc un duo franco-finlandais composé d'un homme (Dan Levy) et d'une femme (Olivia Merilahti). Le nom du groupe est donc bien la note de musique, et pas le verbe faire en anglais. Pourtant, on pourrait croire que ce groupe tellement immédiat aurait choisi le verbe d'action par excellence comme patronyme... Il n'en est rien. Au delà de ces considération d'appellation, considérons la musique.

L'album s'ouvre sur un titre qui nous fait oublier immédiatement la complainte du premier single : quelque chose de frais avec des chœurs enfantins et une rythmique sautillante, faisant penser à une Kate Nash acoustique. Je passe sur les quelques titres suivant, et évoquerai à peine le single "On My Shouders", petite balade folk triste où il est vrai que la voix de la chanteuse est particulièrement bien utilisée.

Il y a pire comme références
Et pourtant, ce n'est pas là qu'elle est la plus intéressante... Certains des morceaux de cet album sont en effet plus rock comme "The Bridge is Broken" ou "Aha". La voix d'Olivia prend alors une teinte particulière et proche de celle de P. J. Harvey, délivrant alors une émotion directe, différente, et selon moi beaucoup plus forte et pertinente. Je me permets de citer encore quelques morceaux : "Unissasi laulelet", morceau que Bjork ne renierait pas, pour son côté inspiration traditionnell ; le très pop-rock "Travel Light" pour sa très chouette mélodie ; "Queen Dot Kong" enfin, morceau proche du hip-hop, qui fait forte impression aux premières écoutes mais fini par se dégonfler.

C'est sans doute ce que l'on peut craindre le plus pour cet album : quelques écoutes très agréables, quelques chouettes surprises, mais pas une énorme tenue sur la longueur, ces petites comptines s'effaçant très vite de notre mémoire pour laisser la place à d'autres morceaux qui occupent plus d'espace. Enfin, on apprécie la bouffée d'air frais...

Liens
MySpace : http://www.myspace.com/thedoband
iLike : http://www.ilike.com/artist/The+Do/songs (mais la page reprend des infos mixées avec celle d'un groupe de punk appelé DOA)

jeudi 29 mai 2008

[Industrie]Vente hebdomadaire d'album (21/05-27/05)

Nous voilà donc jeudi et voici le nouveau classement des meilleures ventes de CD selon le télé-moustique. Je n'ai toujours pas eu de réponses quand à ma demande de la méthode utilisée pour proposer ce mini-classement, mais je ne désespère pas d'en recevoir...

  1. Francis Cabrel "Des roses et des orties"
  2. Portishead "Third"
  3. Maxime le Forestier "Restons amants"
  4. dEUS "Vantage Point"
  5. Duffy "Rockferry"

Portishead et dEUS se maintiennent au classement malgré l'explosion prévisible de Cabrel et l'arrivée de Maxime le Forestier (deux gros vendeurs). On observe aussi l'arrivée de Duffy, la copie de Amy Winehouse, qui doit bien réussir vu le succès de son inspiration... Rie de bien neuf sous le soleil, donc...

mercredi 28 mai 2008

[Hors sujet]Palmarès belge à Cannes

Un peu de chauvinisme et un post très court pour nous réjouir du très bon palmarès des belges au festival de Cannes (du film, pas de la publicité, hein...)

Au delà de la récompense en sélection officielle pour les frères Dardenne qui ont reçu le prix du scénario pour Le Silence de Lorna, les belges ont aussi touché dans les sélection parallèles et particulièrement Bouli Lanners qui a rafflé 3 récompenses de la Quinzaine des réalisateurs pour son film Eldorardo (Label Europa Cinéma par les exploitants de salles, le prix "Regards Jeunes" par le ministère de la anté, du sport et de la jeunesse et le prix de Fipresci de la critique internationale). Cela me conforte encore plus dans l'idée que ce film va être une excellente découverte et peut créer un mini-effet C'est arrivé près de chez vous (qui continuera encore à hanter pendant longtemps le cinéma belge).

Du côté de la Semaine de la critique, on peut aussi féliciter un belge, Christophe Van Rompaey, et son film Moscow, Belgium pour les deux prix qu'il remporte (prix de la SACD et du soutien ACID) même si le grand prix de la semaine de la critique est allé à Snow du bosniaque Aida Begic.

Bref, même si ces films ne feront pas le score d'un Bienvenue chez les Chtis ou d'un Iron Man, on peut être très content du palmarès obtenu eu égard des moyens qui sont mis à disposition des cinéastes belges.

J'attends donc avec impatience la sortie de ces films en salle (plus que celui des frères Dardenne, dont je n'apprécie pas outre mesure le cinéma)

lundi 26 mai 2008

[Review]Shy Child "Noise Won't Stop"

Voilà, nous sommes, joyeux étudiants, en train de passer les formalités d'usage de fin d'année, comprenez les examens. Du coup, quand je fais des pauses, et j'en fais souvent, j'ai besoin d'entendre de la musique qui claque... Et dans le style musique qui claque, j'accroche pour le moment assez bien à Shy Child et leur premier "véritable" opus à nous arriver : "Noise Won't Stop". C'est parti pour l'étude approfondie...

Shy Child est un duo américain basé à New-York composé d'un batteur (Nate Smith) et d'un chanteur claviste (Pete Cafarella). La première sortie du groupe date de 2002 mais est restée inconnue en Europe même si il semble que le groupe à une diffusion assez importante au Japon. Il a fallu attendre que le label PIAS par sa division Wall Of Sound (sur laquelle on retrouve notamment Infadels ou Röyksopp) s'intéresse au duo pour voir arriver une distribution consistante en Europe. Et on comprend bien l'intérêt de ce label pour nos amis les enfants timides : un rock électronisé hyper efficace en plus d'être tendance me semble bien caractériser leur musique. Ils pourraient facilement être rattaché à ce nouveau mouvement appelé New-Rave (même si cette appellation semble avoir été plutôt un effet de mode) avec comme tête de file les excellents Klaxons, mais Shy Child aurait tendance à pousser le style à bout. On est loin des couches de voix et d'arrangements hyper denses des extravagants Klaxons, mais cela dégage la même énergie, alors qu'ils ne sont que deux pour jouer leur musique. C'est peut être ça, l'esprit Rave...

Mon ami la laptop ?
Et ne croyez pas à un grand renfort d'ordinateur pour combler un vide quelconque : si le laptop est effectivement utilisé pour produire une base assez minimale, la musique est bien principalement issue de la batterie démente et du clavier enjoué, ainsi que d'une voix... particulière. Attention, le groupe doit surtout s'apprécier sur scène où leur énergie fait plaisir à voir tant elle est rare. Le claviste porte alors son synthé blanc en bandoulière et est quasiment au milieu des caisses de la batterie pendant qu'il chante et joue, monte sur la grosse caisse, saute, se donne à fond. Le batteur n'est pas en reste en proposant une déferlante rythmique incroyable.

On peut craindre pour ce genre de groupe le passage à l'enregistrement. L'énergie dégagée est en effet souvent nettement moindre dans un album studio. Et effectivement, Noise Won't Stop n'est pas un album indispensable : les chansons plus mélodiques perdent en effet énormément au passage studio et la présence forte de la voix peut en déranger certains, car Pete Carafella ne sait en réalité pas chanter. Il garde toujours beaucoup d'expressivité (et c'est aussi en cela qu'il rejoint les Klaxons) mais sa voix peut en exaspérer plus d'un. Pourtant, le LP comporte des morceaux de bravoure qui ne devraient laisser personne indifférent. Le premier single "Drop The Phone" est tout simplement tubesque : hyper entrainant, le son qui accroche, la puissance nécessaire sans en faire trop, la montée efficace en diable. C'était ma chanson de l'été dernier (et mon concert de Dour 2007 d'ailleurs) et cela reste un titre inoubliable même si franchement basique. A côté de cela, on trouve sur le même pied le titre éponyme "Noise Won't Stop", une pure boule d'énergie; l'excellent "Kick Drum" en compagnie de groupe Spank Rock également à découvrir d'urgence (mais là, c'est du hip-hop expérimental), un morceau catchy en diable et aux sonorités plus variées ; ou encore des titres très agréables comme "Pressure To Come", "Good And Evil" ou même "Cause and Effect", morceau de clôture qui laisse un peu la batterie de côté pour donner une place beaucoup plus importantes aux sonorités électroniques et adopte un format plus long (tous les morceaux précédemment cités font entre 3 minutes et 3 minutes trente, celui-ci fait plus de 5 minutes).

L'énergie met la mélodie KO en un round
Je suis nettement moins convaincu par les morceaux plus mélodiques comme le dernier single "Summer" ou encore "Generation Y" qui reçoivent pourtant un accueil assez bon du public. Je trouve les mélodies vraiment trop basique (même si le groupe ne se détache pas par son grand travail de composition en général) et la voix me gène alors vraiment. Bref, je laisserai volontiers de côté ces morceaux et passerai bien encore une fois un petit "Noise Won't Stop" (que je ne peux me retenir de vous proposer ci-dessous) avant de retourner dans mes cours.

Noise Won't Stop : le clip


Liens
Site officiel : http://www.shychild.com/ (renvoie uniquement au MySpace)
MySpace : http://www.myspace.com/shychildmusic
Discogs : http://www.discogs.com/release/1043544 (la version russe de l'album, la plus complète)
iLike : http://www.ilike.com/artist/Shy+Child

samedi 24 mai 2008

[Courant]Brooklyn et distorsions

Si mon parcours musical a fortement été influencé par la pop et le rock indépendant, je dois avouer que je suis relativement déçu de ce qu'on a l'occasion d'écouter actuellement. Pourtant, j'ai découvert qu'il restaient encore quelques artistes innovants dans le monde du rock anglo-saxon... Etonnant, n'est-ce pas, quand on est noyé sous les pâles copies anglaise de «Bloc Party» et «Franz Ferdinant» ou le rock FM américain. Il existe encore un paradis pour les guitares aux States, et il se nomme Brooklyn.

C'est dans cette ville que sont basées deux formations dont je veux vous toucher quelques mots ici. Commençons par la plus connue, "TV On The Radio". Vous avez sans doute déjà entendu parler d'eux, que ce soit par le single de leur premier album en 2004, album appelé Desperate Youth, Blood Thirsty, ou par la sortie très bien accueillie de leur nouvel opus il y maintenant pas loin de deux ans Return to Cookie Mountain. On trouve sur cette galette des influences très claires de la black music, que ce soit le blues ou le gospel. Il y a aussi sur certains morceaux (comme "A Method") une approche assez tribale et presque mystique. Mais dans l'ensemble, ne vous y trompez pas, il s'agit bien d'un album assez rock, rauque, moins vaporeux et plus direct que leur premier LP. Le point de rencontre principal entre "Wolf Like Me", excellent morceau résolument énervé de la cuvée 2006, et "Staring at the sun", single éthéré du premier essai (tous les deux sur 4AD, label de "Pixies" notamment), c'est la voix étrange du chanteur principal (qui rappelle justement de temps en temps celle du chanteur de "Bloc Party"), et les distorsions des guitares, qui remplace avantageusement un clavier qui donnerait un son trop propre pour leur musique résolument physique. Je vous recommande aussi comme morceau "Dreams" du premier opus et "I Was A Lover", plage d'ouverture du second, qui m'a définitivement convaincue par ses arrangements très ingénieux.



Myspace : http://www.myspace.com/tvotr
Site : www.tvontheradio.com
Discogs : http://www.discogs.com/artist/TV+On+The+Radio


Les seconds que je voulais évoquer s'appelle "Oneida" et se la joue résolument alternatif. Leur dernier LP, par lequel je les ai découvert, est sorti sur "Rough Trade" ("The Strokes" ou "Libertines" pour les plus récents) et s'appelle Happy New Year. Sa plage d'ouverture a de quoi déconcerter puisqu'il s'agit d'un morceau presque traditionnel de musique celtique. Cela n'est pas anodin, vu que l'ensemble de l'album garde toujours un rapport à la musique traditionnel, plus ou moins fort selon les morceau. Néanmoins, dès le second morceau, une certaine folie déconstructrice s'installe, avec des claviers dissonants, des mélodies vaguement boiteuses (particulièrement sur le titre qui a donné son nom à l'album). Mais aussi sur certaines plages, un côté plus funk dansant épileptique (l'excellent "Up with People"), qui ne nous met cependant pas vraiment à l'aise. Le morceau de clôture s'illustre par sa mélodie en mélopée envoûtante et conclu un album varié, éclaté même, et qui garde pourtant une certaine cohérence.



Myspace : http://www.myspace.com/oneidarocks
Site : http://www.enemyhogs.com
Discogs : http://www.discogs.com/artist/Oneida


Voilà donc pour cette présentation croisée, n'hésitez pas à vous plonger dans cette musique, et plus généralement dans les sorties de ces deux labels, qui tentent de garder malgré tout une certaine tenue !

jeudi 22 mai 2008

[Industrie]Vente hebdomadaire d'album

Je vous propose de vous donner ici chaque semaine les ventes d'albums en Belgique (francophone, je suppose)selon le classement publié par le Télé-Moustique. C'est un classement comme un autre, j'espère pouvoir vous expliquer son mode de fonctionnement la semaine prochaine ! En attendant, voici ce qu'il nous dit pour la semaine écoulée (du 14/05 au 20/05) :
  1. Portishead "Third"
  2. dEUS "Vantage Point"
  3. Francis Cabrel "Des Roses et des Orties"
  4. Madonna "Hard Candy"
  5. Campbell Isobel & Lanega "Sunday at Devil Dirt"

Que peut-on dire à part que je suis extrêmement "mainstream", puisque je vous ai chroniqué plus bas l'album le plus vendu et vous ai parlé ce matin (alors que je n'avais pas encore vu ce top) du groupe auteur du second...
On peut ajouter, à part ça, que l'accueil du nouveau Madonna me fait penser à celui qu'on avait réservé à son antépénultienne "American Life" après lequel je la croyais fini mais où elle a ressucité comme le phénix grâce à un sample d'ABBA. Dès lors, je n'enterrerai pas la bête aussi vite... Par contre, l'album d'Isobel Campbel (la chanteuse de Belle et Sebastian) en collaboration avec Mark Lennagan (qui a apparemment fait partie de Queen Of The Stone Age et qui a d'autres groupes que je ne connais pas) semble recueillir un accueil plutôt frais de la critique tant professionnelle que publique...

Bref, une semaine étonnante, je n'aurais pas vu Portishead en premier, en fait...

mercredi 21 mai 2008

[Dossier]L'électro-rock en Belgique [1/?]

J'ai décidé de vous proposer une petite analyse d'un style qui a le vent en poupe particulièrement en Belgique. Cette analyse vous sera proposée en quatre ou cinq parties, selon mon inspiration. Il ne s'agira évidemment pas du tout d'être exhaustif, ni même objectif, mais de proposer une vision de l'origine récente et de l'évolution de cette scène (je ferrai par exemple l'impasse sur un groupe comme Front 242 qui a pourtant eu sans aucun doute une influence sur l'électro-rock belge). Bref, voilà pour le préambule, place à la musique...

Parler d'électro rock, c'est toujours très difficile, parce qu'il s'agit d'une catégorie très large de musique, et très mal définie. Peut-on considérer qu'un groupe qui utilise un Korg dans des compos pur rock fait de l'électro-rock ? Si c'est le cas, presque tous les groupes de rock sont électro... Mais là n'est pas la question de cet article. Néanmoins, cette petite introduction explique un petit peu la démarche que je vais avoir dans l'article. En effet, je vais parler de groupes que je ne considère pas comme électro-rock, mais qui ont néanmoins participé à son essor remarquable en Belgique.

Les papes
On ne peut parler de tout mouvement rock en Belgique sans commencer par dEUS. Parce que le groupe de Tom Barman a eu une influence considérable sur le pop rock du plat pays, et qu'il a en plus donné à son rock une couleur particulière. En utilisant des effets électroniques, bien sûr, même s'il n'est pas question ici de parler réellement d'électro rock, en tout cas sûrement pas au début. Pourtant, déjà dans « Suds and soda », on retrouve des éléments sonores qui sortent de l'ordinaire, une boucle vocale et d'autres genres de petites astuces qui sont, bien sur, loin de la mesure que ce genre de sons vont prendre par l'avenir, même dans la musique de dEUS et par exemple la chanson « The Ideal Crash ». Néanmoins, on entend déjà là une base sonore pour la génération suivante.
A noter que le leader de dEUS fait et défait le groupe à sa guise. Et donc, en réalité, dEUS, c'est lui seul, et ce n'est pas nécessairement bien, le groupe ayant traversé une sacrée mauvaise passe avec l'album Pocket Revolution, même si le dernier album semble déjà mieux accueilli. Tom Barman, donc, a son projet d'électro, bien qu'on y retrouve très clairement des influences rock, notamment sur « Assault on magnus », qui est peut être la chanson la plus intéressante de son album The Body Gave You Everything, même si l'ensemble de l'album se laisse agréablement écouter. Ce deuxième projet continue actuellement mais correspond plutôt au DJ Set de Tom Barman et CJ Bolland, le comparse du projet.

Liens
Site avec vidéo : http://www.deus.be
Site de Magnus : http://www.magnusmusic.com/
Discogs : http://www.discogs.com/artist/dEUS - http://www.discogs.com/artist/Magnus
MySpace : http://www.myspace.com/deusbe
iLike : http://www.ilike.com/artist/dEUS

lundi 19 mai 2008

Dernière nouvelles en provenance du front Yahoo-Microsoft

Repris de ZdNet.fr :
Microsoft - Yahoo : un accord publicitaire plutôt qu’une fusion ?

Une proposition de Microsoft portant sur un partenariat publicitaire serait parvenue aux dirigeants de Yahoo ce week-end. L’éditeur ne pouvant se résoudre à laisser Google rafler la mise sur le secteur internet, l’appui de Yahoo demeurerait incontournable.

Microsoft ne veut visiblement pas renoncer au potentiel représenté par Yahoo : la firme de Redmond a fait une nouvelle proposition de « transaction » au portail, a-t-elle fait savoir dimanche 18 mai. Officiellement, il n'est plus question d'un rachat complet.

L'éditeur de Redmond se refuse à donner de plus amples précisions, mais la presse américaine a déjà une idée précise. Selon le New York Times et le Wall Street Journal, Microsoft proposerait un accord publicitaire, permettant aux publicités fournies par Microsoft d'apparaître aux côtés des résultats de recherche de Yahoo.

A l'évidence, l'objectif est de court-circuiter les discussions ayant lieu actuellement entre le portail américain et Google. Yahoo envisage de lui confier la gestion d'une partie des publicités contextuelles et autres liens sponsorisés de son moteur de recherche aux Etats-Unis. Les deux partenaires pourraient même annoncer un accord dès cette semaine.

L'actionnaire Carl Icahn poussera vers Microsoft ou Google

Microsoft a répété qu'il avait décidé de passer à autre chose, après avoir retiré son offre de rachat sur Yahoo il y a deux semaines. Mais l'éditeur doit toujours trouver un moyen de relancer son activité publicitaire sur internet, secteur jusqu'à présent dominé par Google. Et dans ce contexte, impossible d'occulter Yahoo et ses 140 millions de visiteurs uniques par mois (source Comscore).

Reste à savoir quelle sera la réaction du milliardaire Carl Icahn, qui a lancé une offensive pour remplacer la totalité du conseil d'administration de Yahoo. Son objectif : faire aboutir la fusion du portail avec Microsoft. Selon Reuters, les manoeuvres actuelles de la firme de Microsoft seraient loin de lui plaire.

« Il ne veut pas voir Yahoo poussé vers une sorte de joint-venture (coentreprise) avec Microsoft et ne veut pas être utilisé dans ce contexte », explique à l'agence de presse une source proche du dossier. « La meilleure chose pour les actionnaires de Yahoo est que Microsoft rachète le portail... Si ce n'est pas le cas, Carl Icahn pourrait s'allier avec les dirigeants de Yahoo pour matérialiser un accord avec Google, contre Microsoft ».

Yahoo, de son côté, continue de souffler le chaud et le froid : dans un communiqué, le portail répète qu'il n'est pas intéressé par une fusion avec Microsoft. Mais dit rester ouvert à toute transaction ou accord stratégique pour « maximiser la valeur pour nos actionnaires ».

Par Estelle Dumout, ZDNet France

[Review]British Sea Power "Do You Like Rock Music?"

Il y a certains albums qui vous glissent entre les doigts, ou devrais-je dire les oreilles. Vous les écoutez une ou deux fois, vous vous dites que c'est pas mal, qu'il faudra approfondir, et vous passez à autre chose en oubliant totalement vos beaux projets. Cela a failli être le destin du troisième album du groupe indubitablement anglais, tant par le titre que par le contenu, British Sea Power.

Il est vrai qu'on part déjà avec un bon à priori quand on va écouter cette galette. Le groupe a excellente réputation, a déjà placé quelques singles dans le top UK et a déjà été acclamé par les critiques. De plus, il est hébergé sur le label Rough Trade, label mythique qui accueille pas mal de jeunes bien appréciés comme les Strokes, les Libertines ou encore Arcade Fire.

Soupe anglaise ?
A la base, pourtant, je ne suis pas trop fan de ce genre de rock garage crasseux et trop décomplexé pour moi. Pourtant, je me décide à écouter Do You Like Rock Music. Et je ne le regrette pas ! Cette musique est moins simple qu'elle n'y paraît au prime abord, même si elle est d'une accessibilité sans faille. On retrouve les gimmick rock anglais reconnaissable, la petite voix de minet rock, les guitares mélodiques,... Mais pas uniquement ! Sur l'introduction All In It, les guitares sont font plus saturées et d'ambiance, dans un morceau qui m'a fait furieusement penser à l'introduction de l'album Technology won't save us de Sophia (une autre très bonne référence).

D'ailleurs, on pourrait dire que l'album Do You Like Rock Music est une rencontre entre Sophia ou même, pour continuer dans l'obscur, Six.by Seven avec les mélodies d'un Keane ou Coldplay. Du coup, on a l'efficacité mélodique, qui m'a parfois franchement dérangée quand elle devenait trop présente comme sur Lights Out For Darker Skies, mais qui s'avère un régal sur Waving Flags ou Lucifer, accompagnée de la rage des guitares salutaire pour éviter de tomber dans le mièvre, d'autant plus que la voix du chanteur est loin d'être une voix terriblement rock. A ce sujet, on appréciera le renfort vocal de coeurs issus du groupe qui permet déviter de tomber dans une interprétation vocale trop pop. Cela donne des morceaux hyper contrastés comme No Lucifer et Atom qui cotoient des morceaux beaucoup plus léchés comme Waving Flags ou Canvey Island.

Evidemment, cela reste du rock et il ne faut pas attendre énormément de profondeur d'un album comme celui-ci, mais on évite ici adroitement les poncifs et les clichés, on arrive à conduire les auditeurs dans des lieux et des ambiances qui nous semblaient à priori exclues de ce type de musique. Bref, dans le paysage si pauvre et répétitif du rock anglais actuel (où on parle d'un babyshamble comme d'un messie alors qu'il n'est qu'une pâle copie de tout ce qui a précédé), un vrai bol d'air qui peut redonner confiance dans les guitares de la perfide Albion, qui ne sont jamais aussi bonnes que quand elles n'oublient pas leur perfidie.

Liens :
Site officiel : http://www.britishseapower.co.uk
MySpace : http://www.myspace.com/britishseapower
Discogs : http://www.discogs.com/release/1207233
iLike : http://www.ilike.com/artist/British+Sea+Power

dimanche 18 mai 2008

[URL]Plaxo.com

Depuis peu, je m'intéresse au web social. De la même façon que m'intéresser à la musique ne signifie pas uniquement écouter aléatoirement les morceaux de musique les plus connus et facilement accessibles sans y porter plus d'attention que cela ; m'intéresser au web social ne signifie pas m'inscrire sur Facebook et MySpace sans en explorer les différentes possibilités et surtout sans aller voir ailleurs.

Et je me rends compte que je fais bien : le monde du 2.0 sur le net est bien plus riche que je ne le pensais. Tellement qu'il pourrait même être plus qu'un gadget branché et qu'il pourrait être utile ! Bon évidemment, il y a ce blog et l'autre (musiquey.blogspot.com), mais il y a aussi différents comptes sur des réseaux sociaux, du partage de photo, de micro-blogging, des communautés virtuelles publiques et privées, de social bookmarking,... tout cela forme une mozaïque d'outils ayant tous des fonctions différentes, certaines totalement accessoires, d'autres qui peuvent devenir franchement indispensables et addictives.

Mais la plus intéressante découverte que j'ai sans doute faite en explorant la toile sociale, c'est le site Plaxo.com. En effet, la somme de web social peut donner et donne souvent l'impression d'un ensemble d'éléments distincts les uns des autres, sans liens et donc sans interactions les uns avec les autres, ce qui est assez paradoxal quand le web 2.0 met justement cette valeur d'interaction au centre de son "projet". Ce que propose Plaxo, c'est un agrégateur de ces éléments du web 2.0, pour que la somme des parties fasse enfin plus que chaque partie séparée, et surtout pour que chaque personne virtuelle qui le souhaite puisse rassembler en un seul lieu l'enemble des éléments qui la compose (blogs, profil de réseau social, albums photo online,...).

Mais ne mettons pas la charrue avant les boeufs, la première grande force de ce Plaxo.com est d'utiliser l'outil OpenID. Pour ceux qui ne connaîtraient pas ce projet, il s'agit d'une initiative visant à confier l'identification numérique sur le Net à une troisième partie externe. Cela permet à un utilisateur de rassembler l'ensemble de ses mots de passe, noms d'utilisateurs,... en un seul compte. L'identification auprès des sites membres se fait donc à l'aide du même login. Cette intiative a été rejointe par Yahoo!, Google, Microsoft, IBM et Verisign (qui est l'organisme chargé de la sécurisation du système). Au delà de l'aspect gadget du projet (on doit plus retenir qu'un seul login et mot de passe), cela permet d'entrevoir une meilleure manière de s'identifier sur le net, et même de se construire une identité unique riche sur Internet. Chaque petit morceau de notre identité construire sur un réseau social professionel d'un côté, sur un réseau social privé de l'autre, sur un blog par ailleurs se retrouve lié aux autres petits morceaux, ce qui permet de donner aux personnes qui consultent les contenus que nous postons une vision plus globale de qui nous sommes, quels sont nos compétences et nos intérêts. Nous cessons d'être un ensemble de morceaux de personnes imperméables pour devenir une personne avec des nuances qui s'expriment sur chacun des sites que nous fréquentons.

Les détracteurs de ce projet ont bien sûr de nombreux arguments. Les liens entre différentes bases de données quelques fois à dimension commerciale font perdre en grande partie le contrôle de ces données par l'utilisateur, et les problèmes de sécurisation ne sont pas une mince affaire (des personne m'ont rapporté des articles sur Wikipedia parlant de vulnérabilité importante des données OpenId aux attaques de hackers). Je ne nie pas ces problèmes, mais je crois que paradoxalement, ce système peut également aider à améliorer l'identification des personnes sur le net, et en tout cas l'identification des sources et donc la confiance pa rapport à Internet. En consolidant les informations d'une personne, il va devenir possible d'observer les incohérences entre ses différentes affiliations sur le réseau. Evidemment, cela va imposer une discipline importante aux utilisateurs du web social, car cela peut créer un double phénomène : d'une part, cela peut pousser une demande de plus en plus importante d'une information nombreuse et précise sur une personne afin de pouvoir l'authentifier ; d'autre part, toutes ces informations données quittent le domaine du privé pour devenir publiques. Il va donc falloir trouver le bon équilibre entre satisfaire la cursiosité et le besoin d'authentification des rencontres du net, des amis mais aussi des partenaires de travail et la préservation de sa vie privée.

Et pour revenir au site Plaxo lui même, il me semble une concrétisation assez intéressante de ce principe de l'OpenID et de la philosophie qui le sous-entends. Au départ, il s'agit d'un outil de partage des contacts et de calendrier fondé par un ancien de Napster. Mais depuis bientôt un an, le site propose une nouvelle fonction "Pulse" que je trouve assez révolutionnaire. Il s'agit principalement d'un agrégateur de flux issus de divers sites sociaux. En gros, en vous inscrivant, vous pouvez lier différents comptes que vous possédez sur de nombreux sites, et les changements que vous effectuerez sur ces différents sites apparaîtront alors dans votre "Pulse", l'équivalent du News Feed du Facebook, tout comme ceux de vos amis (sur Plaxo). En d'autres termes, si vous liez à votre compte Plaxo votre compte Twitter, vos blogs, votre compte MySpace et votre compte iLike, votre Pulse publiera les articles que vous postez sur votre blog, les divers posts sur Twitter, les informations sur les musiques que vous aimez via iLike. Evidemment, de grands acteurs sont encore absents de ce Plaxo, à commencer par le plus grand, Facebook. Mais les différentes fonctions proposées me semblent déjà suffisamment intéressantes pour en faire un outil utilisé régulièrement pour les adeptes de l'internet social. Ses fonctions de synchronisation des calendriers et des carnets d'adresses similaires à celles proposées par Google m'ont également séduites.

L'optique de Plaxo semble également d'éviter les développements à la Facebook. Le site propose ainsi deux versions de son profil, une professionelle et une privée, permettant de partager certaines informations avec les contacts privés et d'autres uniquement avec les contacts professionnels. Dans l'ensemble, le site propose des réglages de confidentialités assez fins, ce qui renforce encore mon intérêt pour celui-ci, dans les limites que j'ai évoqué plus tôt au sujet de l'OpenID.

Liens

Plaxo
Micro-Blogging
Réseau social privé
Réseau social professionel
Partage de photo
Partage de musiqueBlogging
Et beaucoup beaucoup d'autres... Voilà une liste non exhaustive sur Wikipedia de "social networking websites" :
http://en.wikipedia.org/wiki/List_of_social_networking_websites

samedi 17 mai 2008

[Review]Reverse Engineering "Duck and Cover"

Si il y a bien une scène dont on n'entend jamais parler dans notre plat pays, c'est la scène hip-hop suisse. Et bien oui, je vais vous en parler... Bon, là, j'ai déjà perdu la moitié de l'audience, mais c'est pas grave, parce que le disque que je vais tenter de chroniquer ici en vaut largement la peine.

Vous vous demandez sans doute comment j'ai pu, moi, entendre parler de la scène hip-hop suisse ? Et bien, en fait, je n'en ai jamais entendu parler. Par contre, je suppose que la médiathèque de la communauté française de Belgique et surtout son comptoir de l'ULB semblait en avoir entendu parler puisque le disque "Duck and Cover" de reverse Engineering figurait un peu à part sur un petit présentoir avec la mention "disque du mois" dessus. Intrigué (généralement, les disques de mois de la médiathèque sont soit de la musique du monde, soit de la musique classique contemporaine), je passe au poste d'écoute pour en savoir plus.

Une bombe en forme de canard
Il n'a pas fallu lontemp pour que je décide de verser la cotisation nécessaire à emporter la galette une petite semaine avec moi. Le titre d'ouverture, après une introduction c'est vrai un peu cliché, est une claque monumentale. Des beats métalliques martelés et puissants, avec des sons que ne renieraient pas la scène "maximale" électronique, un flow hyper clair et engageant, un texte qui sonne vâchement bien (mais très différemment du hip-hop anglo-saxon), le titre "Tug O War" est une bombe.

Et pour une fois, le premier titre ne sert pas uniquement d'appât pour les oreilles pressées comme les miennes, mais illustre assez bien la qualité et le contenu général de l'album. Bon, il faut attendre quelques morceaux après le "Tug O War" et le suivant "Brain in a box" pour retomber sur du lourd, mais le titre "Porcinet" le vaut bien ! La voix d'une certaine "Jasmine Plüss" dans une déluge d'obus-beat métallique est impressionnant, faisant par moment penser à une morceau de T. Raumshmiere avec Ellen Allien. Les deux morceaux suivants valent également leur pesant de cacahuète, le premier "This is not a test" comme une sorte d'apothéose à l'ambiance hyper oppressante qui mène depuis le début cet album, le second "Soundsystem (Dumbfounded)" est un peu plus léger et on retrouve le flow du MC du premier morceau nommé Blu Rum 13 (un rappeur américain) toujours aussi efficace.

Deux tendances, une qualité
La suite de l'album est un peu plus expérimentale, intéressante, mais plus exigeante. Si le premier morceau de cette deuxième partie "Earth Vs the flying caquelons" me semble un peu tomber dans les clichés de l'abstract hip-hop (collage de sample de vieux film), la suite est intéressante, abandonne le côté métallique du début pour laisser la place à des sons plus planants, faisant même quelques fois penser à du trip-hop comme sur "Clarity", toujours avec l'excellent MC BluRum.

Bref, ce disque pourra sans problème s'acoquiner avec ceux des américains du label d'Anticon, avec une première partie beaucoup plus directe et accessible dont je ne me lasse absolument pas.

Liens :
MySpace : http://www.myspace.com/lereproducteur
Discogs : http://www.discogs.com/release/661890
Site sur la scène hip-hop suisse (en travaux, mais archives accessibles) : http://www.reprezent.ch/v3/index.php

vendredi 16 mai 2008

[Hors sujet]Ils l'ont encore fait

Le monde de la communication est devenu, ou en tout cas est considéré comme un centre de pouvoir de plus en plus influent. Que ce soit au niveau marketing, au niveau PR, au niveau du lobbying ou tout ce qui concerne les nouvelles technologies de la communication. Les pressions sont donc de plus en plus fortes pour qu'une véritable pratique de la déontologie se mette en place dans ses métiers. Il est vrai que même si des codes, souvent tacites, existent, le mot déontologie n'est pas celui qu'on entendra le plus dans une agence de communication.

En tout cas, nos amis et collègues nous rappellent régulièrement ce fait, en nous caricaturant souvent comme des "business men" sans scrupules aucun, uniquement motivé et orienté vers le profit, en sacrifiant volontier l'honnêteté intellectuelle et l'intégrité sur l'autel de la rentabilité. Sans vouloir m'acharner à démonter cette accusation, je me permettrais de rappeler à nos confrères qu'il serait bon de regarder dans son près vert avant de s'intéresser à celui de ses voisins.

Car oui, il me semble que contrairement au profession citée plus haut, celle de journaliste est soumise à un code de déontologie tout à fait clair et dispose d'autorités compétentes (enfin, surtout en région flamande, mais ça devrait venir - un jour - en communauté française) pour statuer sur les violations de code. Par ailleurs, la plupart des grandes entreprises de médias disposent de leur propre code de déontologie interne.

Cela se justifie pleinement par la responsabilité sociétale dont les médias sont tenants et à laquelle les "communicateurs" sont peu ou pas soumis. Les médias indépendants sont une condition sine qua non de la réalisation d'une société démocratique, mais ceux-ci ont aussi une grande responsabilité sur l'opinion publique et dans l'éducation de la population. Ils jouent un rôle prépondérant dans la manière avec laquelle le grand public aborde la société, ses faits, ses tendances. Dès lors, si la liberté de la presse doit être absolument défendue âprement, elle a pour pendant que la presse accepte ce rôle et qu'elle se soumette donc à des règles très strictes dans la manière d'aborder le traitement de l'information.

La RTBF rentre d'autant plus dans ces considération qu'il s'agit d'un service public. Il doit donc respecter au maximum les normes déontologiques de la profession et dispose d'ailleurs d'un code de déontologie interne tout à fait précis. Pourtant, les journalistes de la chaine publique on tendance ces derniers temps à commettre quelques maladresses impardonnables et que je trouve personellement choquantes. Pas plus tard qu'au journal d'hier soir (15/05/2008, 19h30), dans le reportage de Luciano Arcangeli concernant une saisie de drogue à Charleroi, le reporter précise en tout début de billet la nationalité, l'ethnie des personnes arrêtées. Il s'agit ni plus ni moins d'une violation directe des divers codes de déontologies journalistiques . non pas qu'il soit abslument interdit d'annoncer la nationalité d'une personne dans une production journalistique, mais que cette information ne doit être rendue publique uniquement si elle est pertinente. Entre nous, je ne vois pas en quoi le fait que des criminels soient d'une nationalité ou d'une autre soit pertinente, surtout quand le délit n'a aucun rapport avec l'origine des personnes qui le commettent.

Le plus désolant, c'est que le sujet suivant traitait de sérieux problèmes qui connait actuellement la minorité tzigane en Italie. En effet, une membre de cette minorité a tenté d'enlever un enfant il y a quelques jours. Les journalistes ne sont bien sûr pas passé à côté de cette information et en ont profité pour bien profiter l'origine ethnique de la personne. Dans le contexte actuel de chasse aux immigrés inauguré très vite par Silvio Berlusconi, cette information a suffit pour mettre les feux aux poudres et créé une vague de violence populaire à l'encontre de la minorité tzigane. Les journalistes sont autant responsable des dizaines d'habitations incendiées que les politiques. Et loin de vouloir jouer les oiseaux de mauvaises augures, le jour où on commencera à incendier des appartements immeubles à Matonge parce qu'ils sont occupés par des étrangers, il ne faudra pas aller chercher plus loin que dans le journal parlé de 19h30 pour en comprendre la cause.

Mais ne vous méprenez pas. Le début de mon article ne doit pas être compris comme un dédouanement de la responsabilité des publicistes et lobyistes en terme déontologique. Il y a des efforts à faire, particulièrement en ce qui concerne l'image de la femme dans le publicité. Mais l'impact, et donc la responsabilité, des personnes dans ce domaine est de loin moindre (même si elle est plus incidieuse) que celle des journalistes. Et même si des études tendent à montrer que les phénomènes discriminatoires dans les médias sont relativement limités, il devient nécessaire de bannir complètement ces discriminations, le contexte international est déjà suffisamment discriminant.

samedi 10 mai 2008

[Industrie]Loi Hadopi

Quelle étrange situation actuellement en France... J'ai beaucoup de mal à croire ce que je lis sur le projet de loi relatif à la Haute Autorité pour la diffusion des oeuvres et la protection des droits sur internet. Je suis depuis un certains temps les débats qui ont lieu en France au sujet du piratage des oeuvres soumises au droit d'auteur et j'ai déjà été fort étonné par certaine mesures prises comme la taxation indifférenciée des supports numériques.

Au delà de savoir si ces mesures contribuent vraiment à aider les artistes (ou même l'industrie du disque), je me pose réellement la question de leur légalité, surtout quand je lis ce projet de loi Olivennes qui est en lecture au Conseil d'Etat. Quelques points qui me semblent très étranges...

Premièrement, la définition du délit : un manquement répété à l'obligation de sécuriser sa ligne Internet sur une durée d'un an. Ces termes pris à la lettre signifient qu'une ligne à partir de laquelle il y aurait eut 2 téléchargement illégaux pendant un an serait donc dans la ligne de mire de la loi. Personne ne sait encore comment il va être possible de déterminer ce qui est un téléchargement illégal de ce qui ne l'est pas, et je vois déjà là une difficulté techniques qui me semble à priori insurmontable, sauf si on considère que toute connexion BitTorrent ou P2P est une connexion frauduleuse, ce qui est déjà très étonnants comme à priori.

Une peine délictueuse ?
Deuxièmement, la "peine" : un an de suspension de connexion Internet. Au delà du fait que l'Europe a déjà fait savoir qu'elle considérait cette suspension comme contraire au Droit de l'Homme, cette mesure me semble largement disproportionnée par rapport au fait reproché. Mais il y a plus ! La suspension de la connexion est assortie d'un refus de souscrire à un autre contrat avec un autre FAI mais en plus insiste sur le fait que la personne "condamnée" devrait continuer à payer le FAI pour le service auquel il n'a plus accès. Ici, les sources que j'ai consultées ne sont pas très claires : est-ce que le consommateur a le droit ou non de résilier son abonnement ? On voit mal comment cela serait possible autrement, sinon cela reviendrait à payer une amende à une entreprise privée, ce qui me semble totalement inconcevable. Et pourtant, on est déjà tellement loin avec cette loi... Par ailleurs, le problèmes des offres TriplePlay viennent se rajouter à la donne. En effet, en cas d'offre TriplePlay, seule peut être coupée la connexion Internet. Le consommateur doit pouvoir accéder à la ligne téléphonique et à la télévision, ce qui est techniquement impossible actuellement et qui crée une différence de traitement de fait entre les abonnés TriplePlay et les autres. Je suppose que la partie concernant l'obligation de continuer à payer le FAI touche justement ces offres TriplePlay, empêchant le consommateurs de demander une réduction parce qu'il n'a plus l'accès à Internet. Enfin, toujours dans le cadre de cette peine, un marchandage est prévu par la loi : si la personne reconnaît le manquement répété à la sécurisation de la ligne et s'en excuse, la "peine" est réduite à entre 1 à 6 mois. Mais la personne perd alors tout droit de recours. Ce type de mesure me semble tout à fait indigne d'un état de droit.

Troisièmement, l'autorité en charge de l'application de cette loi. Car j'ai bien mis entre guillements les mots "peine" et "condamné". C'est en effet une autorité indépendante administrative, créée pour l'occasion, qui ne serait donc pas issue du pouvoir judiciaire mais bien du pouvoir exécutif. Vu le type de "peine" qu'elle pourrait infliger, c'est pour le moins surprenant. De plus, cette autorité aurait des pouvoirs extrêmement étendus, notamment en terme d'accès aux données privées. Elle pourrait par ailleurs non seulement couper sans préavis l'accès internet d'une personne physique ou morale, mais peut aussi imposer aux FAI un contrôle du réseau.

FAI : la carotte et les batons
Mais les FAI se voit retirer néanmoins une épine du pied : ils n'ont pas l'obligation de proposer des outils fiables pour la sécurisation de la ligne, tout juste doivent-ils signaler que ces moyens existent. Et comme ces moyens semblent tout ce qui a de plus faillible, mais que démontrer qu'un piratage a eut lieu est toujours extrêmement compliqué, on risque de voir de nombreux consommateurs accepter pieds et poings liés le marchandage de l'autorité administrative.

Tout cela va-t-il servir à une meilleure rétribution des artistes et à redresser l'industrie du disque ? Je me permets d'en douter. Je vois surtout beaucoup d'innocent victime d'erreurs administratives, pas mal de procès en perspective, mais certainement pas plus de ventes de disque. Par contre, ça va sans doute participer au développement des offres TriplePlay...

Bref, la seule chose qui me réconforte, c'est de savoir qu'on est pas prêt de voir une telle mesure s'installer en Belgique. D'une part, la répartition des compétences est telle que je doute que cela puisse se mettre en place dans la loi aussi facilement qu'en France; d'autre part, les régions et les communautés seraient parties prenantes dans cette loi, et même si la Flandre pourrait peut-être l'envisager, je vois mal la Wallonie s'attarder sur de tels problèmes. Néanmoins, inquiétons-nous ! La France va présider l'Union Européenne très bientôt, et à voir ces nouvelles mesures, il se pourrait que les dossiers sécuritaires prennet un coup d'accélérateur, ce qui est toujours annonciateur d'un beau recul des droits individuels et des droits humains en général.

Sources :
http://www.zdnet.fr/actualites/internet/0,39020774,39380887,00.htm
http://www.pcinpact.com/actu/news/43481-olivennes-hadopi-quadrature-ASIC-filtrage.htm
http://www.laquadrature.net/fr/analyse-projet-olivennes-conseil-detat


PS : Pour éviter toutes critiques embalées des ayant-droits éventuels, je précise que, bien que grand consommateur de musique, je ne télécharge jamais illégalement de contenu protégé par des droits d'auteurs. J'incite tout un chacun à rétribuer les auteurs qui en valent la peine en achetant leurs disques et en assistant à leurs concerts. Mais je rapelle qu'au delà de l'industrie musicale, il reste un espace d'indépendance pour la musique, et je vous suggère d'y investir massivement. C'est là le salut de la musique en tant qu'art.

vendredi 9 mai 2008

[Review]Hot Chip "Made In The Dark"

Je suis parti en vacance, il y a peu. Avec un cercle d'étudiant. J'étais souvent saoul et on écoutait souvent, très souvent, le délicieux, le merveilleux, le oh combien fin et original album de Britney Bitch, euh Spears, "Blackout". Mais j'ai aussi eu l'occasion de réécouter la compilation de singles avec quelques autres titres anodins que constituait "The Warning", le premier album des très DFA-iens "Hot Chip". Ce qui m'a permis d'apprendre qu'ils avaient sortis un deuxième album, ce qui m'a conduit à dépenser mon maigre pécule déjà amoindri par les beuveries de vacance pour me le procurer.




Quand on met le CD dans la platine et que le premier morceau commence, la première chose qui vient à l'esprit, c'est "Mais c'est une bombe !". Parce que le morceau d'ouverture appelé "Out At The Picture" est assez excellent. On retrouve la richesse sonore des morceaux de pop électronique dansouillantes du premier album, la douce folie dans la construction du titre. Bonne impression qui se confirme à la seconde plage "Shake a fist" qui va même s'aventurer dans des sonorités plus dures qu'on ne connaissait pas au duo.


Il va quand même falloir déchanter par la suite. Non pas que le reste des 12 titres soient vraiment mauvais, mais ils sont nettement moins bons que ces deux titres d'ouvertures, alternant le sympathique et plaisant comme "Touch Too Much" ou "Hold On" et le vraiment mollasson comme "Wrestlers" ou "Whistle for Will". Une chose est sure, le groupe va actuellement autant chercher ses influences du côté de l'électro de leur pote James Murphy que du rock branchouille de "Bloc Party"ou de, oserais-je les citer, "TV On The Radio".


Il y a donc du très bon dans cet album, mais on ne peut s'empêcher de déchanter à mesure qu'on progresse dans son écoute. Il aurait pu être incontournable si il avait été à l'image de ses deux premiers titres, il ne sera que sympathique. C'est déjà pas mal, disent certains...


Site officiel : http://www.hotchip.co.uk/
MySpace : http://www.myspace.com/hotchip

[Review]Portishead "Third"

Parler de Portishead de manière objective est totalement impossible pour moi. C'est le troisième groupe que j'ai écouté volontairement, après Hooverphonic et Massive Attack. A l'époque, je découvrais la musique et j'ai découvert "Dummy". Cela a conditionné la manière dont je perçois la musique depuis, au moins autant que "Mezzanine" ou "OK Computer". Donc, je ne serai pas objectif. Mais je vais essayer d'être argumenté.En tout cas, voilà "Third", troisième album studio de Portishead.

Cela faisait dix ans que le groupe n'avait plus rien sorti. Depuis l'enregistrement mythique du live à Roseland, plus aucun disque et très peu d'apparitions. Ils n'étaient pas tous morts, non. Beth Gibbons, la voix (et certains disent l'âme) de Portishead a sorti un album solo "Out Of Seasons", plutôt folk. Geoff Barrow, leader musical du groupe, s'était exilé en Australie, était devenu alcoolique, s'en est sorti et s'est occupé de ses deux enfants tandis que son comparse Adrian Utley a participé en tant que producteur à différentes B.O et albums, dont l'album de Beth Gibbons ou encore le fameux "Felt Mountain" de Goldfrapp.

Deux euros par an
Et donc, revoilà nos amis, dix ans plus vieux, le mouvement trip-hop relativement au point mort. Je ne me suis même pas posé la question de savoir si l'album valait la peine de lui consacrer son billet de 20 euros, je n'ai pas lu une seule critique de peur de ne pas l'acheter. Je devais bien ça à cette musique.

Et cette musique me le rend bien. Elle a changé, sans doute ; elle a perdu un peu de sa pertinence, probablement. Mais elle réussit toujours à me plonger dans une introspection et un état de transe que peu de disques parviennent à atteindre.Pourquoi, puisqu'il faut vous fournir des arguments ? La voix de Beth Gibbons, indubitablement. Si elle pourra en énerver certains par un aspect un peu "larmoyant", elle va en toucher beaucoup d'autres par un timbre unique, un phrasé particulier et une émotion qui transpire dans chacun de ses vibratos. Les arrangements, ensuite. On trouve dans "Third" plus d'instruments acoustiques et plus d'influences "folk", et ce n'est certainement pas ce que je préfère dans leur musique. Mais on retrouve également ce sens du spleen musical inégalé depuis "Dummy" dans les meilleurs morceaux de cet album. On citera "Plastic" de facture très classique, "We Carry On" qui commence sur une rythmique très tribale pour se terminer dans des registres maîtrisés par le groupe ou encore le single "Machine Gun" où on observe un tempo plus rapide qu'à l'habitude, ce qui est une caractéristique globale de l'album.

Chacun y trouve son compte
Globalement, je considère le début de l'album comme assez déroutant et peu réussi, si ce n'est le morceau d'introduction "Silence". La deuxième moitié se révèle assez bonne. Est-ce que, pour les personnes qui considèrent Portishead comme un des nombreux groupes anglais de trip-hop sympa mais sans plus, cet album est indispensable ? Sans doute pas, Portishead fait toujours du Portishead. Cela se voit dans l'artwork minimaliste, et on pourra je crois se contenter de l'inégalable "Dummy" ou réécouter le live de Roseland. Pour ceux pour qui Portishead à ce même petit côté mythique que pour moi, je vous rassure, "Third" ne casse pas le mythe. Leur musique n'est pas devenu lisse comme on aurait pu le craindre, et même si le monde a changé plus vite que leurs compositions, elles réussissent toujours à nous toucher parce que ce à quoi elles touchent est un peu intemporel.Pour tout le monde, de toute façon, je ne peux que vous inciter à y jeter une oreille, il se peut que vous n'en ressortiez pas tout à fait indemne.


MySpace : http://www.myspace.com/PORTISHEADALBUM3 (single en écoute)
Site officiel : http://www.portishead.co.uk/
YouTube : http://www.youtube.com/results?search_type=search_videos&search_query=Portishead+Third&search_sort=relevance (beaucoup de chansons écoutables)

jeudi 8 mai 2008

Equipe virtuelle

La base de tout bon travail scientifique se situe dans la définition de son objet. Je me vois donc contraint et forcé d'aller dans les détails quand il s'agit d'aborder les notions centrales de ce TFE. Je choisis finalement la facilité en m'attardant d'abord sur la notion d'équipe virtuelle, de groupe de travail virtuel, d'organisation virtuelle et de virtualisation du travail. Il existe en effet un relatif consensus, ou en tout cas un dénominateur commun assez large pour définir ces notions de façon exploitable. Les choses deviendront plus sérieuses quand il s'agira de parler de web 2.0.

Pour construire cette définition, je vais tenter de mettre en avant certains aspects importants que la notion de "virtual team". Mon but n'est pas nécessairement d'arriver ici à une forme de phrase sentencieuse définitive sur cette notion, mais bien de mettre en avant des aspects particuliers qu'elle recouvre et qui sont exploitables dans le cadre d'une recherche sur la collaboration et ses outils.

Le premier aspect qu'il est nécessaire de souligner, avant de l'oublier, est que nous sommes avant toute chose devant une structure de travail similaire à une autre qui existe déjà et qui est déjà utilisée : l'équipe. Le travail en équipe est un mode d'organisation qui se développe maintenant depuis près de 50 ans, ses défauts et ses qualités ont déjà été étudiées par de nombreux spécialistes, que ce soient du point de vue sociologique, organisationel, managerial ou psychologique. Il serait stupide de croire que la virtualisation de ce modèle change complètement celui-ci et il semble évident, à priori, que des mécanismes qui sont à l'oeuvre dans le travail en équipe non virtuelles vont se retrouver dans celles qui le sont. Ils seront adaptés et d'autres éléments spécifiques vont les influencer, mais vouloir étudier l'équipe virtuel en se passant des acquis sur le travail en équipe serait risqué en plus d'être un sacré perte de temps.

Nous pouvons donc en venir aux spécificités de l'équipe virtuelle. Alors qu'une équipe de travail "classique" sera située dans le bâtiment d'une entreprise , probablement dans le même bureau ou atelier, la grande différence et la première qui vienne à l'esprti pour une équipe virtuelle est l'éloignement physique de ses membres. Que ce soient des personnes travaillant de chez eux, des personnes d'autres entreprises ou d'autres filiales ou des sous-traitant, la grande caractéristique des équipes virtuelles est leur éclatement géographique. Cette forme d'organisation en équipe éclatée géographiquement a été rendue possible grâce aux nouvelles technologies de l'information et de la communication qui ont permis de transmettre beaucoup plus facilement, en plus grande quantité, sous de nombreuses formes et beaucoup plus vite des informations et des connaissances. C'est là une deuxième grande caractéristique des groupes de travail virtuel, le mode de communication électronique qui constitue la base de leurs échanges, contrairement à l'équipe de travail "classique" qui travaillera en face-à-face et avec un échange d'information orale ou via des supports physiques.

Ces deux grandes caractéristiques en appellent une autre, fondamentale dès qu'on tente d'étudier le fonctionnement des groupes virtuels. Les membres d'équipes virtuelles ne partagent donc pas nécessairement de liens entre eux. Ils n'ont pas toujours la même organisation du travail, pas la même culture d'entreprise et même, quelques fois, pas la même base culturelle. Cette mixité culturelle est un élément à prendre en compte pour évaluer des caractéristiques importantes des équipes virtuelles comme la confiance, le leadership, le processus de prise de décision et au final l'efficacité. Chacun a un à priori sur l'effet de cette mixité : les plus positifs parleront d'émulation et d'enrichissement tant méthodologique qu'en terme de contenu, les plus négatifs mettront en avant les difficultés d'organiser un espace de travail commun, de trouver des modes de communications efficaces ou tout simplement de trouver des consensus autours de notions liées à des aspects sociaux qui peuvent varier énormément entre des travailleurs virtuels.

Cette caractéristique de mixité entretient, pour compliquer encore un petit peu la donne, des relations ambivalente avec celle des moyens de communication. Est-ce que l'utilisation de moyens de communications principalement électronique et le peu de contact direct renforce les problèmes liés à la mixité sociale en rendant par exemple plus compliqué l'émergence d'un leader ou le consensus. C'est ce qu'on pourrait penser à première vue vu la "pauvreté" en terme qualité de l'information de ces médiums. Pourtant, certaines études tendent à démontrer qu'au contraire, les lacunes créées par ces vides liés aux médiums électroniques aideraient au contraire à passer au-delà d'oppositions de culture, notamment en créant des groupes fonctionnement autour de tâches plutôt qu'autour de fonctions, et que cette aide ne serait pas entravée par les pertes d'informations liées à ce style de médiums.

Une dernière notion qu'il me semble important de signaler pour ce premier aperçu du groupe de travail virtuel est la notion de progressivité dans la "virtualisation" du travail. Il est bon de rappeler qu'un groupe de travail virtuel n'est pas un groupe qui travaillent tous dans des lieux géographiquement éloignés et qui communique uniquement via moyens électroniques alors que les groupes non virtuels seraient tous dans le même bureau et ne s'enverraient jamais de mails. Ce sont les deux extrêmes, et aucun groupes n'existent sous cette forme, bien sûr. Les groupes de travail virtuels utilisent principalement des moyens électroniques pour communiquer et certains de leurs membres sont situés dans des lieux géographiques différents de certains autres. Cela n'empêche pas que les membres de l'équipe se rencontrent (et c'est même recommandé, afin de lancer une dynamique et fixer un consensus de travail) de façon régulière ou non, et qu'une partie des membres de cette équipe partage le même lieu de travail. Ces critères déterminent seulement le niveau de virtualisation d'une équipe de travail. Il convient donc d'abandonner toute vision dichotomique de ce mode d'organisation.

Voilà quelques notions qui me semblent importantes dans le cadre de l'utilisation du web 2.0 dans ce type d'organsation du travail. Ce petit panorama de notions devra être complété et approfondis par diverses notions connexes, ce à quoi je vais m'atteler pendant un an à partir de maintenant. J'espère en tout cas pouvoir vous fournir d'ici un an une réponse à cette question : "les outils du web 2.0 sont-ils une solution pour améliorer le travail collaboratif, notamment en terme d'interactions sociales, au sein d'équipe de travail virtuelles"

mercredi 7 mai 2008

Un sujet...

J'ai un sujet de mémoire, il concerne les médias sociaux. Et je devrais consigner mes avancées et mes réflexions autours de ce sujet dans un carnet ou dans un fichier texte ? En travaillant sur les médias sociaux, le minimum est de les utiliser. C'est pour cela que ce blog traitera des blogs (pas très original, je sais), des wikis, des mashups, du social bookmarking et d'autres outils dans le genre.

Mais il n'en parlera pas en tant que gadgets. Mon mémoire traite en effet de l'utilisation de ces différents outils dans le cadre de la communication interne à une entreprise ou une organisation. Et plus particulièrement, dans le cadre de la communication au sein de groupes de travail virtuels ("virtual teams"). Un groupe de travail virtuel, c'est une équipe qui collabore principalement via des interactions électroniques. Ces groupes sont généralement dispersés en terme géographique mais également culturel. L'exemple typique pourrait être un groupe de dévellopeurs de logiciels "Open Source" qui peuvent être situés n'importe où dans le monde et qui travaille autours d'un projet temporaire qu'est le développement d'un logiciel. En plus d'être généralement situé un peu partout dans le monde, ils ont généralement une approche totalement différente du travail et de la collaboration. Ils en se voient jamais - ou extrêmement rarement - et communique via mail, messagerie instantanée, viédoconférence et autres. Cela pose évidemment pas mal de problèmes - ou en tout cas, cela soulève pas mal de questions. Le travail collaboratif dans des équipes "normales" est déjà en soi une problématique passionnante, et cette problématique prend encore de la consistance dans le cadre de groupes virtuels et des autres défi de communication que cela représente. Mon travail de fin d'étude vise à étudier ce que les médias sociaux peuvent apporter pour la résolution de ces défis que j'exposerai plus en long dans des prochains posts.

Je ne compte néanmoins pas me limiter à ce sujet bien précis et pourquoi pas m'étendre de temps en temps sur des sujets des nouvelles technologies de la communication, de la communication des organisations, qu'elle soit interne ou externe ou du marketing et de la publicité, qui est un de mes petits dadas.

En vous souhaitant une bonne lecture...