dimanche 26 octobre 2008

Les jours pluvieux font les arcs-en-ciel (ou est-ce l'inverse)

Vous l'aurez compris si vous avez lu mon article sur le concert de Radiohead à Werchter, j'aime beaucoup ce groupe et ses changements d'orientation, son exigence,... Et son approche dans la commercialisation de la musique et la gestion de leurs droits. C'est cette approche qui me permets aujourd'hui de vous proposer cet article sur les remix par AmpLive de In Rainbows.

Ca fait déjà un certain temps que j'ai récupéré ces morceaux, et je ne sais pas pourquoi je ne vous en parle que maintenant... Je suppose que les nombreux fans auront déjà eu l'occasion d'écouter cela depuis lontemps. Néanmoins, je souhaitais en toucher quelques mots, juste parce que je trouve l'initiative très intéressante.

Donc, voilà, Amplive a collaboré de manière assez proche avec Radiohead pour offrir des remixs à l'aide des sons bruts qui ont servi à l'enregistrement de In Rainbows. Ils nous en servent un mini-album appelé Rainydayz Remix téléchargeable gratuitement qui propose des versions d'inspirations hip-hop de quelques titres phares du dernier-né de Radiohead.

Bon, soyons clair, tout n'est pas bon, et certains morceaux sont même assez ratés à mon goût. Mais parlons plutôt des réussites, comme ce premier morceau Video Tapez qui renforce la merveilleux Videotape d'un beat puissant, un travail de sampling intéressant sur la voix de Thom Yorke et un flow hip-hop asez classique qui s'intègre bien dans l'ensemble. J'aime aussi beaucoup la version remixée de Weird Fishes qui s'ouvre sur quelques chose de très chargé avant d'enchaîner vers quelque chose de très énergique et dépouillé assez éloigné de la version originale mais très efficace à mon goût.

Je m'avoue néanmoins assez déçu de la version dub/trip-hop de All I Need que je trouve vraiment très en deça de l'original. Et je me permets de souligner une version de Reckoner avec la participation d'un des membres de Jurassic 5.

Voilà, si vous n'avez pas encore eu l'occasion d'écouter cet album de remix, je vous le recommande, ne fut-ce que pour voir qu'il n'y a pas une "bonne" version des morceaux de Radiohead, et que ce groupe a vraiment le potentiel de brouiller les frontières artificielles des genres musicaux.

samedi 25 octobre 2008

Ca fouette

Quand John McCain a annoncé en grande pompe à la télévision qu'il fallait fouetter Barack Obama, on a tous trouvé qu'il avait été un peu trop loin. En fait, il n'avait sans doute fait qu'écouter l'album de The Whip "X Marks Destination"

Pourtant, ils viennent de Manchester, et on peut se demander ce que McCain faisait à Manchester. A mon avis, il est plus probable que son oreillette ait capté une quelconque radio qui passait par hasard le morceau Trash. Et arriva ce qui devait arriver, la mélodie vrillante, répétitive, qui semble monter en continu lui a tourné la tête, à notre cher vieux peut-être futur président des USA.

Bon, si il avait parfait bon goût, il aurait sans doute pas tellement apprécié. The Whip, c'est vintage, c'est clavier dégoulinants, c'est riffs de guitare ridicules par moment. Mais c'est tellement jouissif et efficace par moment (pas tout le temps, hein...), et très moderne même sur certains titre (comme Divebomb) qu'on ne peut s'empêcher de se remuer un peu.

Comme McCain est un peu trop vieux pour bouger son popotin, ça lui a déplacé le cerveau à la place et fait dire des âneries. Bon, voilà l'explication. Après, je ne crois pas qu'on puisse encore lui en vouloir, si ?

jeudi 16 octobre 2008

[URL]Blip.fm

Vous l'aurez sans doute remarqué, mais Deezer se meurt petit à petit. Beh oui, l'utilité principale du site est de pouvoir découvrir des artistes en streaming que vos potes écoutent ou simplement dont vous entendez parler par un quelconque enchaînement de circonstance. Mais comme Deezer propose de plus en plus de morceau inécoutable en streaming, il perd sa principale utilité. Réjouissez-vous néanmoins, car Blip.fm vient prendre la relève, de manière totalement différente, et peut être mieux...

Si vous êtes sur ce blog, vous avez sans doute déjà entendu parler de Twitter et du micro-blogging. Vous savez, ces sites qui ne servent fondamentalement à rien si ce n'est à partager et maintenir le contact... En bref, il s'agit d'envoyer à toutes les personnes qui décident de vous suivre des messages de moins de 140 caractères qui peuvent contenir votre état d'esprit, un lien découvert sur le net, votre programme de la journée ou ce qu'il vous passe par la tête.

Et bien Blip.fm, c'est un peu le même principe, mixé avec celui de site d'écoute en streaming. En gros, cela fonctionne comme twitter, à une différence prêt. Vous postez votre message avec un morceau, en principale le morceau que vous êtes en train d'écouter. Et devinez quoi ? Ce morceau sera écoutable en streaming par tout le monde qui tombe sur votre message.

J'en suis sur, vous vous demandez maintenant l'ampleur du choix de morceaux disponibles. Et bien, elle n'a pas de limite, au sens où les utilisateurs peuvent uploader leurs fichiers MP3 sur le site et les partager librement. Attention, c'est bien l'utilisateur qui assume la responsabilité de ce qu'il met en ligne. Pas question de diffuser des morceaux dont vous n'avez pas les droits, bien sûr...

On voit tout de suite la limite de ce système, et je ne comprends d'ailleurs pas comment il a pus rester online si longtemps sans attirer les foudres des ayants droits. En tout cas, c'est le moment d'en profiter pour tester ce nouveau service assez bien pensé (même si on peut trouver à redire quand au design et à l'ergonomie du site)


PS : Mon profil blip

lundi 13 octobre 2008

Le management responsable

Je vous ai parlé hier de ma soirée et de mon étonnement face à la musique vraiment "cliché" qu'on a pu y écouter. On y a néanmoins passé MGMT, ce groupe anglais à la mode qui se prononce donc Management...

Je vous en avais déjà parlé il y a quelques mois, je les avais trouvés intéressant en live au festival de Werchter. Cela m'a donc poussé, quelques temps plus tard, à me lancer dans l'écoute de l'album. Avec un peu d'appréhension, vu les ratages mémorables qu'on peut observer quand un groupe hyper énergique en live tente la conversion en album.


Et bien, il n'en est rien ! Simplement parce que MGMT n'est pas vraiment énergique. C'était un leurre. On aurait pu croire qu'ils donnaient tout et s'épuiseraient dans une veine tentative de faire de leur pop un truc de boite, à la façon d'un live plus produit et porté sur CD. Ils ont été plus malin que cela et ont transformé ce qui n'aurait pu être qu'un hymne de l'été (Time To Pretend) en un album de morceau pop hédoniste à la façon de l'imparable Electric Feel.

Du coup, mes amis, ne faites pas l'erreur d'inclure de MGMT dans vos playlist de soirées. Ce sont des gars responsables, ces anglais. Ils ont bien compris qu'à long terme, il était plus rentable de faire un album qui fasse chantonner (ou poup poup pouper comme le titre Kids) qu'un album qui fasse se déhancher.


MGMG "Oracular Spectacular", pas écoutable sur Deezer comme presque tout maintenant. Donc je vous mets des liens vers des blips, site dont je parlerai sans doute prochainement. Ou pas.

dimanche 12 octobre 2008

La bonne musique, ça sert à rien

Je me suis bien amusé hier soir. J'ai enfin répondu à l'invitation d'un ami/collègue à une de ses soirées dans sa cave. Bon, ça a l'air bizarre comme ça, mais c'est très chouette. D'une part, on y assiste à des petits concerts privés de gens qui sont pourtant quelques fois connus.

Ici, c'était Le Défilé. Pas mon style, pas parfait, mais original et comportant quand même une bonne dose de risque et de sang froid pour la chanteuse actrice qui joue quand même pas mal avec son image. Bref, ce n'est pas vraiment l'objet de ce billet.

Car après ce petit spectacle, nous en sommes arrivé à une soirée tout ce qu'il y a de plus conventionnel. Si ce n'est qu'on pouvait y rencontrer quelques unes des personnes qui représentent assez bien le "bon goût musical" en Belgique. J'ai pu reconnaître le leader de Girls In Hawaï ou la chanteuse de Superlux par exemple, et je suis sur que mon manque de connaissance de la scène belge m'a sans doute fait manquer d'autres têtes "qui comptent". Bref, en soi, les gens étaient là entre amis, pour boire une bière, renouer des couples brisés ou en créer de nouveaux.

Il n'empêche que le déroulement de la soirée m'a fait me poser quelques questions sur le sens de la sélection musicale. En effet, on peut s'attendre dans ce genre de soirée à une certaine exigence musicale. Ou tout au moins à découvrir un peu de la musique originale. Il n'en est rien. Parce que ce qui a le mieux marché, c'est "Les filles du bord de mer" d'Arno, "Bohemian Rapsody" de Queen ou un morceau de Tryo dont je n'ai pas retenu le nom. Je ne critique pas ces morceaux en soi (sauf Tryo), mais ce sont des titres qu'on a entendu des dizaines, des centaines de fois. Et là, j'ai compris qu'en fait, la bonne musique, ça ne sert à rien.

Messieurs les DJ, cessez de vous casser la tête à tenter de trouver les nouveautés qui vont marcher, la tuerie ignorée de tous. Non ! Allez visiter les armoires de vos parents, reprenez tout ce qui a marché auprès de la population bobo moyenne, et vous pourrez faire danser sans problème le "gratin" dans des caves où on trouve même pas de cocaïne.

vendredi 10 octobre 2008

Ne manquez pas les premières parties

Bon, ça fait longtemps que je ne suis plus venu écrire ici. Le concert auquel j'ai assisté hier en est une bonne occasion. C'est parti donc...

Quand j'ai acheté ma place pour le concert d'Infadels au Botanique, j'étais pas entièrement convaincu. Le seul concert que j'avais vu d'eux, en festival, ne m'avait pas entièrement convaincu. Mais bon, j'avais quand même assez accroché à quelques titres de leur premier album. Bon.


Malheureusement, entre le moment où j'ai acheté ma place et le jour du concert, hier donc, j'ai eu l'occasion d'écouter leur second opus "Universe in reverse" et de ne pas l'aimer. Tout plat, tout mauvais rock faisant penser au rock ado US. Bref, il a fallu me préparer à voir un mauvais concert avant de me décider à partir vers la salle.

Finalement, ma soirée ne fut pas perdue. D'une part parce que Infadels s'est finalement pas mal débrouillé sur scène tant sur leurs anciens titre que sur leurs nouveaux. C'est souvent un peu plat, mais finalement plein d'énergie, et certains morceaux réussissent quand même à décoller même si on sent qu'ils sont en grande partie construits par des producteurs et que ce qu'ils gagnent en énergie, ils perdent en "bon petit son qui tue".

Mais finalement, ce qui a sauvé ma soirée, c'est sa première partie. Un petit groupe de rock belge appelé Nestor!. Oh, pas de quoi fouetter une grand-mère pendue par les pieds, mais du spontané. De l'énergie en plein, avec quand même une touche d'originalité dans les compositions, une certaine présence sur scène. Dans les moins bons morceaux, il y a toujours un instrument pour sauver le tout : une bonne section rythmique quand les guitares manquent (ce qui est le cas quand ils décident de les remplacer par des claviers), une bonne basse quand la voix vient à s'éclipser, un bon petit riff quand l'énergie commence à baisser. Evidemment, là, en écoutant leur EP, je me dis que ça perd quand même pas mal à l'enregistrement.