Aloha,
Cette semaine, rien de neuf sous le soleil. Le classement est identique à celui de la semaine dernière. Je vous prépare donc un petit article sur l'album de Neon Neon que je ferai paraître dans le courant de la journée. Je vous le dis tout de suite, c'est plutôt bien (et je dirais même mieux que l'album des Tings Tings plus hype surement, mais franchement pas moultement original).
Plus de détails, dans quelques moments...
vendredi 20 juin 2008
samedi 14 juin 2008
[Nights]Vert Pop
Quelle joie de finir ses examens, on se sent motivé à faire la fête jusqu'au bout de la nuit. Justement, ce vendredi se tenait la soirée annuelle du parti Ecolo baptisée Vert Pop. Proposant une affiche relativement attractive, et n'ayant rien de mieux en tête, je me suis fourvoyé des dix euros d'entrée pour pénétrer dans l'univers vert des nuits bruxelloises.D'habitude, je sort pour la musique uniquement : seule la musique compte et le lieu, finalement, importe peu. Pourtant, il faut bien admettre que ce vendredi, le lieu contribuait largement au succès de la soirée. Ecolo a en effet décidé d'investir l'église désacralisée de Gésu, en face du Botanique. C'est dans le corps de cet église qu'étaient montés podium, scène, sonorisation et jeu de lumière. Dans ce genre de cas, ça passe où ça casse : soit le son est pourris, les jeux de lumière inexistant et la salle devient alors très froide, soit le lieu s'inscrit dans l'ambiance de la soirée et on peut alors obtenir un effet exceptionnel. C'est un peu ce qui s'est passé hier... Bien sûr, il n'est pas envisageable de sonoriser une église comme on sonorise une boite : à plus de 10 mètres des baffles, on n'entend plus grand chose, et de manière générale, l'ensemble des basses se mixent dans un brouhaha sonore. On peut donc difficilement apprécier cela d'un strict point de vue musical. Néanmoins, quand les choix des DJ sont judicieux et quand c'est accompagné, comme c'était le cas hier, de jeux de lumière efficace, on oublie vite cette mauvaise qualité sonore pour se laisser emporter dans l'ambiance.
Un lieu inspirant
En effet, on a vite l'impression de retourner 25 ans en arrière, dans ces mythique "rave" dans des lieus abandonnés avec grosses basses et "lieux volés". Si les premiers à jouer sont typique de la nouvelle french touch du label Kitsune (en gros, ce que faisait Daft Punk il y a 10 ans, plus ou moins modernisé, et encore), le live d'Autokratz passe dans ses meilleurs moments de références comme The Hacker à Doplereffekt. Dans ses pire, cela ressemble plus à Tiga ou Mondotek, mais, dans l'ensemble, j'ai assez apprécié (sauf les passages vocaux, avec un micro beaucoup trop puissant et une voix pas des plus intéressante). Ensuite, c'est un des membres de Klaxons qui se met derrière les platines. Honnêtement, j'était plus que dubitatif sur ce qu'on allait avoir : souvent, ce genre d'apparition est l'occasion de proposer un set composé de tous les titres connus de tous, de quelques morceaux du groupe, et donc quelque chose de complètement inintéressant. Il n'en fut rien ! Notre ami nous a offert un set techno puissant lorgnant de temps en temps vers l'EBM. Jouissif avec le laser, les néons et le décors. La seule chose à reprocher à cette prestation, c'est sa durée : une heure ! Rien à faire, je ne comprend pas comment un artiste accepte des prestations aussi courte et comment des organisateurs se fourvoient là dedans. Difficile de ne pas voir une malhonnêteté envers le public, en mettant en grosses lettres un gros nom, qui jouera finalement très peu. Bref, je suis déjà hyper sceptique vis-à-vis de la tendance à inviter des groupes de lives en DJ Set, encore plus quand il s'agit de DJ Set d'une heure...
Après cela, c'est notre Tom Barman national qui a pris les commandes. La dernière fois que je l'avais vu en DJ Set, il avait offert un set d'électro-house bien breaké et efficace, j'en avais gardé un très bon souvenir... Ici, il faut bien admettre que j'ai été fort déçu ! Au bout d'une demi-heure, il était toujours coincé dans ses disques d'électro minimou chiante. Cela, et la session d'examen qui venait de se terminer, a eu raison de ma résistance et j'ai donc décidé de quitter les lieux pour regagner mes pénates.
Bref, une soirée fort agréable et peut-être un rendez-vous à garder dans un coin de sa mémoire pour son équilibre entre originalité et finalement un public extrêmement mainstream. Au delà d'une soirée d'un parti politique, il s'agit vraiment d'une soirée agréable !
vendredi 13 juin 2008
[URL]lesmediavores.be
Vous avez, je l'espère, déjà entendu parler de la Médiathèque de la Communauté Française de Belgique. Et si vous suivez un petit peu l'actualité, vous savez certainement qu'elle connaît une crise aiguë, même si il faut bien admettre que cette crise existe depuis fort longtemps. Et bien, le plan pour remettre en selle cette institution culturelle majeure de la Communauté Française ne consiste pas cette fois-ci uniquement en une diminution des heures d'ouvertures, du nombre d'achats de médias et du personnel (bon, c'est un volet du plan aussi, malheureusement) mais aussi dans une modernisation de son image. Et cela passe pour son nouveau site plus ou moins communautaire : lesmediavores.be
Devenez médiathécaire
L'initiative a toute ma sympathie de prime abord, autant vous le dire tout de suite. En tant qu'utilisateur plus que fréquent de ce service public, je dois avouer avoir été souvent dépité par la distance entre cette institution et son public. La faute à des "médiathécaires" compétents sans doute mais beaucoup trop pointus, et souvent très éloigné du grand public. Difficile de se sentir particulièrement à l'aise et bien accueilli quand on se rend dans un centre de prêt. La plupart du temps, nos demandes de conseils seront déléguées à un ordinateur et le catalogue complet des médias disponibles. Les lieux en eux-même favorisent très peu l'échange... On est un peu comme dans une bibliothèque, il faut faire silence. On choisit ses médias, on paye et on s'en va. Avec lesmediavores.be (sans www), on espère créer une "communauté médiathèque". Cela sera-t-il suffisant ?
Le site en lui même est assez bien conçu. Dans un ton jeune et décalé, sans être nian-nian, infantilisant ou trop "djeunz", on est invité à noter sur une échelle de 1 à 4 les médias que l'on connaît à partir de notre liste d'emprunt par exemple. On peut également laisser des commentaires sur chacun des médias, les ajouter à des listes diverses et variées. Enfin, le système nous propose des médias en fonction de nos précédentes locations et de nos notes. Sur les profils des utilisateurs, on pourra voir les commentaires et les notes laissées, les listes créées et envoyer un message. A côté de cela, on trouve un forum assez classique, une recherche de médias par titre uniquement (le site original de la médiathèque propose nettement plus de méthodes de recherche, on peut espérer que ces fonctions seront implantées petit à petit) et une navigation dans les collections (encore très basique).
Encore beaucoup d'améliorations à apporter
Pour le moment, c'est fonctionnel, même si il y a clairement des améliorations importantes à apporter. On sent l'envie de donner une identité visuelle au site, mais de gros efforts de layout doivent encore être consentis pour y arriver (notamment dans les menus, un peu d'animation ne serait pas désagréable). Au delà de la fonction de recherche et de navigation à étoffer, la fonction de suggestion devra être améliorer, notamment pour afficher ces suggestions non plus par ordre alphabétique mais par ordre de pertinence par exemple, et pour donner la possibilité de filtrer ces suggestions en fonction du type de médias (jeux vidéos, films, musique). Par ailleurs, il serait intéressant d'offrir aux utilisateurs des moyens plus directs de se contacter et de partager leurs goûts (par exemple, on offrant un moyen de faire de suggestion à d'autres utilisateurs). Néanmoins, je crois que ce site a le potentiel pour être utilisé : beaucoup de jeunes clients seront content de faire connaître leur avis sur les médias qu'ils ont loués, et heureux de connaître ceux de leurs confrères. On peut donc espérer que ce site devienne vivant et attirant si la promo en est faite convenablement, et si il s'améliore techniquement.
Mais cela suffira-t-il a créer cette communauté "médiathèque". J'en doute... Il faudrait pour cela repenser en grande partie le lieu des médiathèque. Il y a tellement de gens qui passent là, qui sont beaucoup de passionnés dans des domaines tous plus différents les uns des autres, énormément de richesse individuelles qui ne sont pas du tout exploitées. Avec un peu d'ambition et d'imagination, je suis sur que les centres de prêts pourraient devenir de véritable centres culturels et d'échange. C'est à ce prix qu'on pourra voir apparaître une véritable communauté autours de ces lieux, et qu'on pourrait assister à une véritable renaissance de cette institution. Espérons que ce projet de web collaboratif soit un premier pas et que les moyens soient mis pour que les gens qui se croisent virtuellement sur ce site puisse également se retrouver IRL...
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jeudi 12 juin 2008
[Industrie]Vente hebdomadaire d'album
Voilà, après un silence pesant lié à mes examens qui me pesaient, je vous propose de reprendre ce blog avec un court post concernant les ventes hebdomadaires d'albums. La semaine dernière ne méritait pas un post complet puisque le classement était exactement le même que celui de la semaine qui précédait. Par contre, cette semaine, pour le classement des ventes entre le 04/06 et le 10/06, il y a du nouveau
1. Alanis Morissette, Flavor Of Entanglement
2. Francis Cabrel, Des roses et des orties
3. Maxime le Forestier, Restons amants
4. Radiohead, The Best Of
5. dEUS, Vantage Point
A côté donc de nos deux chanteurs français qui ne s'arrêtent pas en si bon chemin, forcément, on retrouve le dernier album d'Alanis Morissette qui est, paraît-il, moins intellectuel bobo qu'avant. Enfin, en tout cas, il semblerait que sa cible, les intellectuels bobos, est toujours prête à se jeter sur cette sortie. On trouve toujours nos amis belges de dEUS qui résistent à l'envahisseur et surtout le Best Of de Radiohead seulement en 4ème position alors même qu'il s'agit de la première semaine de sortie (sortie officielle le 2 juin), ce qui est bien fait pour leur ancien label EMI/Parlophone qui nous sortent une compilation sans âme, sans ligne directrice, sans inédits ou lives, juste pour profiter de la tournée mondiale du groupe. Et ça, c'est vilain...
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mercredi 11 juin 2008
Terminologie 2.0
Comme le fait remarquer Fred Cavazza sur son blog, le terme web 2.0 est en train de subir le retour de flamme de son succès foudroyant en se galvaudant aussi vite qu'il est devenu hype. M. Cavazza avance un nouveau terme pour désigner cette nouvelle version du web 2.0 qui s'appellerait médias sociaux - social media. Les médias sociaux seraient donc une sous-division du 2.0 à mettre à côté de l'entreprise 2.0 ou de social shopping. Pour moi, il n'en est rien, et je m'en explique tout de suite.
Avant toute chose, il me semble primordial de réfléchir un tout petit peu à ce qu'est, fondamentalement, le 2.0. Contrairement à ce que son appellation pourrait faire croire (une nouvelle version d'un logiciel), il ne s'agit en réalité pas d'une évolution technologique. Tout ce qui constitue le 2.0 est basé sur des technologies qui existaient au préalable, et on peut même avancer que le 2.0 existait bien avant que le terme devint à la mode.
Cela n'empêche pas le 2.0 de recouvrir principalement deux types de domaines fortement dissociés, ce qui est la cause de nombreuses équivoques. Le 2.0 évoque d'une part de nouveaux outils du web et d'autre part de nouvelles pratiques du web
Comprenenez bien que l'apparition de ces outils n'est pas liée à une évolution technologique : ne comparons pas la "découverte" du web 2.0 à la découverte de l'imprimerie. L'invention des caractères mobiles était un préalable indispensable à la construction d'une presse mécanique. Ici, les nouveaux outils ne demandaient pas d'autres technologies que l'internet. Il ne fallait pas plus de puissance des ordinateurs, pas vraiment une meilleure bande passante, pas de nouveaux langages de programmation (on peut faire du très bon 2.0 avec de l'HTML et du PHP). Je crois néanmoins que l'apparition de ces outils est liée à de nouveaux besoins qui sont apparus par de nouvelles technologies. Sans vouloir parler de déterminisme technologique pur, il semble évident que l'apparition du GSM, d'internet puis du haut-débit illimité ont en grande partie influencé notre mode de vie et ont créé un besoin d'information encore plus grand qu'au temps des médias de masse (attention, je ne tiens pas à créer ici une limite fictive entre l'ère des médias de masse et l'ère des médias sociaux, les deux cohabitent et cohabiteront toujours. Cette réflexion mériterait un approfondissement). C'est ce besoin qui a favorisé l'apparition de ces outils destinés à faciliter la transmission d'informations, par d'autres méthodes considérées comme collaboratives. En ce sens, le terme social web me semble plus qu'adéquat pour décrire ce 2.0 : il s'agit bel et bien d'outils facilitant la création, la gestion et la transmissions d'informations au sein et à destinations de groupes ciblés, contrairement au WWW, qui est plus proche de la transmission de masse comme la télévision. Je reviendrai probablement sur une typologie de ces différents outils sur ce blog, même si ce genre d'information est plus que répandue sur la Toile (et notamment dans l'article cité dans l'introduction de ce post)
Avant toute chose, il me semble primordial de réfléchir un tout petit peu à ce qu'est, fondamentalement, le 2.0. Contrairement à ce que son appellation pourrait faire croire (une nouvelle version d'un logiciel), il ne s'agit en réalité pas d'une évolution technologique. Tout ce qui constitue le 2.0 est basé sur des technologies qui existaient au préalable, et on peut même avancer que le 2.0 existait bien avant que le terme devint à la mode.
Cela n'empêche pas le 2.0 de recouvrir principalement deux types de domaines fortement dissociés, ce qui est la cause de nombreuses équivoques. Le 2.0 évoque d'une part de nouveaux outils du web et d'autre part de nouvelles pratiques du web
Des nouveaux outils
Comprenenez bien que l'apparition de ces outils n'est pas liée à une évolution technologique : ne comparons pas la "découverte" du web 2.0 à la découverte de l'imprimerie. L'invention des caractères mobiles était un préalable indispensable à la construction d'une presse mécanique. Ici, les nouveaux outils ne demandaient pas d'autres technologies que l'internet. Il ne fallait pas plus de puissance des ordinateurs, pas vraiment une meilleure bande passante, pas de nouveaux langages de programmation (on peut faire du très bon 2.0 avec de l'HTML et du PHP). Je crois néanmoins que l'apparition de ces outils est liée à de nouveaux besoins qui sont apparus par de nouvelles technologies. Sans vouloir parler de déterminisme technologique pur, il semble évident que l'apparition du GSM, d'internet puis du haut-débit illimité ont en grande partie influencé notre mode de vie et ont créé un besoin d'information encore plus grand qu'au temps des médias de masse (attention, je ne tiens pas à créer ici une limite fictive entre l'ère des médias de masse et l'ère des médias sociaux, les deux cohabitent et cohabiteront toujours. Cette réflexion mériterait un approfondissement). C'est ce besoin qui a favorisé l'apparition de ces outils destinés à faciliter la transmission d'informations, par d'autres méthodes considérées comme collaboratives. En ce sens, le terme social web me semble plus qu'adéquat pour décrire ce 2.0 : il s'agit bel et bien d'outils facilitant la création, la gestion et la transmissions d'informations au sein et à destinations de groupes ciblés, contrairement au WWW, qui est plus proche de la transmission de masse comme la télévision. Je reviendrai probablement sur une typologie de ces différents outils sur ce blog, même si ce genre d'information est plus que répandue sur la Toile (et notamment dans l'article cité dans l'introduction de ce post)
Des nouvelles pratiques
Mais limiter le phénomène 2.0 à l'apparition de nouveaux outils liés à l'apparition de nouveaux besoins me semble trop restrictif. En effet, on assiste par ailleurs via le 2.0 à une redécouverte de la valeur de l'équipe et de la collaboration. Alors que le travail en équipe s'est répandu dans l'ensemble des entreprises, les limites de cette forme d'organisation se sont fait sentir ces dernières années. L'apparition de l'e-mail et son utilisation massive a pu, et peut toujours, menacer l'existence de cette forme d'organisation du travail par son invasion massive et la distance que cela crée dans la communication, ce qui est le noeud d'une équipe et le centre de gravité de la collaboration. Le 2.0 a en quelque sorte souligné cette distance créée par le mail et par la virtualisation du travail en montrant que les outils maintenant traditionnels sont tout sauf collaboratifs en réalité. On peut donc considérer que cette évolution 2.0 a le potentiel de redéfinir ce qu'est la collaboration en élevant les standards de celle-ci. Hélas, si le 2.0 a clairement mis en avant les limites de la virtualisation du travail tel qu'elle est pratiquée actuellement, je doute qu'il apporte les solutions toutes faites au travers des outils auxquels il est lié. Le 2.0, ça doit aussi être une évolution des modes de travail et de collaboration, une évolution des mentalités.
C'est pour ces raisons raison que je ne veux pas parler du web 2.0 en le fragmentant en petite particules. Le 2.0 recouvrent de nombreux outils qui sont tous utilisés par ces particules et promeut une mentalité, une forme d'organisation et de travail qui sous-tend chacune des particules. Celles-ci sont de plus toutes fortement liées, le concept d'entreprise 2.0 faisant appel à ce que M. Cavazza nomment les médias sociaux, et sa déclinaison orientée marché mène directement au social shopping. Bref, il est impossible de travailler sur chacun de ces concepts de manière distincte, surtout en entreprise. Au même titre qu'il est nécessaire de plaider pour un département communication qui regroupe l'interne, l'externe, le corporate comme le marketing, les RP et la publicité, il faut plaider pour un département IT qui traite ensemble les intranets, le web classique et le web social, et à fortiori les divisions (artificielles) au sein de ce web social.
Dans une optique de clarté, il est néanmoins probable que je doive utiliser des termes comme entreprise 2.0 ou social media lors de la rédaction de mon mémoire, mais je tiens d'ors et déjà à préciser qu'ils ne recouvrent pour moi rien de distinct et qu'ils se confondent en de trop nombreux points pour réellement pouvoir en faire des concepts séparés
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lundi 2 juin 2008
[Review]Dub Trio "Another Sound Is Dying"
Je n'ai pas l'habitude de parler de beaucoup de trucs "hard", simplement parce que je n'aime généralement pas beaucoup, je trouve ça monotone. Et pourtant, l'album que je me propose de vous introduire ici fait sans doute partie de cette catégorie de musique, bien que je puisse difficilement le ranger dans un style particulier. Tout ce que je sais, c'est que c'est très bon, et qu'il n'en sont pas à leur coup d'essais.Ce trio New-Yorkais m'avait en effet déjà tapé dans l'oreille avec leur précédent album studio, le deuxième, appelé "New Heavy". Après, ils ont sorti un CD live que je n'ai pas eu l'occasion d'écouter, mais je compte bien rattraper ça vu leur réputation de live incendiaire. Et puis vint le troisième album studio sorti fin janvier de cette année. La musique de Dub Trio est une fusion de deux style qu'à priori on n'aurait pas vraiment rapproché : le bud et le rock plutôt lourd. ce qui m'avait séduit dans "New Heavy", c'était l'accessibilité de l'album, en particulier sur le morceau en collaboration de Mike Patton (et plus précisémment de son projet "Peeping Tom"). Pourtant, si l'intention de mêler les deux style était évidente, on percevait encore très nettement que ce mélange consistait plus en mettre côte à côte des passages dub et des passages rock, des morceaux dub et des morceaux rock, en ne réussissant que par moment à réellement le fusionner. Néanmoins, c'était efficace et original, deux qualité suffisamment rare ensemble pour mériter les applaudissement (public et critique d'ailleurs, même si l'album est resté cantonné au public d'initiés)
On prend les mêmes et on recommence
Avec "Another Sound Is Dying", le trio est passé à un autre niveau de leur art. Est-ce lié à la collaboration de deux labels pour la sortie de ce LP (ROIR, leur précédent label, s'occupe de la sortie vynil tandis que Ipecac, le label de Mike Patton, s'occupe de la sortie CD) ? Je ne crois pas. Le groupe semble en effet fidèle à son producteur (Joel Hamilton) et à son amitié pour Mike Patton, puisqu'en plus de se faire en partie héberger sur son label, il lui offre cette fois-ci encore une chanson où poser sa voix et son texte, l'excellent et sombre "No Flag", c'est d'ailleurs la seule chanson avec voix de l'album..
Excellent et sombre semble d'ailleurs deux mots qui décrivent très bien l'ensemble de l'album. Ça rigole pas beaucoup à New-York, selon ce trio. On est bien loin des facéties punk-funk-électro de James Murphy. Et si par moment, on pourra penser au trip-hop pour les ambiances développées, la place des guitares distordues et énervées nous fera vite oublier toute tentative de comparaison. D'ailleurs, il est vraiment difficile de trouver des points de comparaison pour cet album. Il est clair qu'il y a de plus grandes influences métal que sur le précédent, mais on ne peut pas le réduire à une forme de métal "intelligent", à cause de la basse mutante qui guide les morceaux de Dub Trio. Elle a en effet la force de passer à d'une version cinglante rock au rebondi des morceaux dubs. Ainsi, sur le morceau d'introduction "Not For Nothing" qui commence sur une guitare très rock agressive, on fini par se retrouver en 30 seconde dans un passage avec la basse puissante du morceau rock au milieu de distorsion de guitare qui renvoie aux effets typiques du dub, le tout sur une batterie déstructurée du meilleur goût. Sur "Felicitation", on appréciera une montée quasiment post-rock qui se finit dans une explosion de guitare. "Who Wants To Die ?" est un morceau qui représente le mieux la musique de Dub Trio, entre agression larvée contenue dans la tension de la face sombre du dub et l'agression déchainée du heavy rock.
Bref, difficile d'en dire plus, car je ne peux pas nier que ce genre de disque est assez éloigné de mon univers musical traditionnel (dans lequel Muse - millésime "Origin Of Symetry" - fait office de niveau maximum de "hard") . Mais bon, sortir de son près vert, c'est aussi se donner l'occasion de redécouvrir autrement ce qu'on a l'habitude d'écouter.
Liens
Site officiel : http://www.dubtrio.com/
MySpace : http://www.myspace.com/dubtrio
Discogs : http://www.discogs.com/release/1357175
iLike : http://www.ilike.com/artist/Dub+Trio
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