dimanche 17 mai 2009

Vive la politique de transport bruxelloise

De ces temps-ci, je suis révolté. Je sais, c'est stupide, ça ne sert à rien, ça n'apporte pas de solutions à quoi que ce soit. Mais il n'empêche que je ne peux m'empêcher de m'énerver quand on parle des transports en commun à Bruxelles, que ce soit la STIB ou Villo.

Villo, magnifique contraction de ville et vélo (tiens, les considérations linguistiques n'ont pas joué ici, parce que pour le coup, ça fait vraiment très francophone. Enfin, on s'en fout, c'est un détail). Un nouveau projet pour promouvoir le déplacement en vélo dans la ville en remplacement de Cyclocity qui avait franchement foiré à Bruxelles. Apparemment, les autorités publiques n'ont pas compris pourquoi. Ils n'ont pas compris que Cyclocity ne servait à rien, et que Villo non plus. Parce que le réseau Cyclocity comme celi de Villo est entièrement ou presque à l'intérieur du centre de Bruxelles, qui est petit et accessible à pied. Qui travaille et vit dans le centre de Bruxelles ? Et surtout, dans ce cas-là, qui va se faire chier à prendre voiture ou vélo pour se déplacer alors qu'il peut tout faire à pied.

Soyons honnête, il y a quelques stations hors de la petite ceintures : quelques unes pour les fonctionnaires européens, une à la gare du Nord et trois quatre à Anderlecht près de la gare du Midi. Par contre, pas une seule station à Ixelles, où les nombreux étudiants seraient, j'en suis sur, tout à fait motivé par le fait de prendre le vélo pour aller au centre, plutôt que le 71 toujours bondé et ralentit par la circulation. Et surtout, rien dans les communes plus éloignées du centre, celles-là même où les gens prennent leur voiture pour se rendre dans l'intra-muros, à cause de la pauvreté des transports en communs. Rien à Uccle ou Forest, sans parler des Woluwé, Watermael, Jette et Ganshoren, ni au nord de Schaerbeek.

Du coup, je ne vois vraiment pas qui utiliserait ces vélos et pour aller où ? Du centre au centre ? Autant le faire à pied, c'est agréable et moins dangereux vu l'absence d'aménagement des voies cyclables. Et surtout, pourquoi payer pour un service qui n'apporte rien du tout. Soyons honnête, les prix sont raisonnables, si le service me permettait d'aller de chez moi au centre, aussi vite, si pas plus vite, qu'en utilisant le bus. Mais si c'est pour aller de la Bourse à De Brouckère, franchement, je ne vois pas l'intérêt !

Mais alors, le comble du summum, c'est le manque total d'intégration de ce service dans les transports en commun de la ville. Pourquoi ne pas avoir intégré ces abonnements dans la magnifique carte Mobib qu'on nous vend à coup de pubs sans véritablement rassurer sur la confidentialité des données qu'elle contient, et encore moins sur son utilité. Un jour, cela servira peut-être de titre de transport unique. Mais pas pour le vélo apparemment, puisqu'il faut prendre une autre carte d'abonnement si on souhaite utiliser le service à l'année. Pas non plus de possibilité de prendre l'abonnement STIB + Villo, avec une réduction pour encourager les usagers réguliers de la STIB à utiliser les vélos de la ville.

La STIB, parlons-en aussi, et son nouveau Métro. On a pu croire à une époque avec la campagne de pub massive qu'on allait réellement voir une révolution du transport à Bruxelles. On avait du mal à y croire, vu le peu de changement sur les cartes. Et en réalité, évolution, il y a eu. Des évolutions dans les retards et des trous dans la régularité des navettes. Il n'est pas rare de devoir attendre 15 minutes pour prendre une rame bondée que vous preniez déjà avant, sauf qu'elle était à l'heure. De plus, cela fait maintenant deux mois que le service est en route et la STIB semble toujours incapable de régler les problème d'affichage du temps d'attente, alors même que cet affichage fonctionnait parfaitement bien avant le Nouveau Métro. J'ai réellement constaté une dégradation énorme du service métro de la STIB, et il est clair que cela n'est plus lié à un lancement et qu'il faudra s'habituer à ces problèmes de façon récurrente (sans compter que les nouvelles lignes 1 et 5 sont déjà en travaux la semaine prochaine).

Bref, on se demande bien pourquoi on devrait utiliser les transports en commun, avec tout ça. La réponse est simple : parce qu'on a pas le choix ! La voiture, ça coute cher, il devient impossible de trouver un parking gratuit (en face de chez moi, on a installé des horodateurs, je plains les riverains qui n'ont pas de garage). Le message est clair : les pauvres ont le droits de faire des efforts pour la planète en utilisant un réseau de transport en commun de moins en moins efficace et des vélos qui ne servent à rien (et qui coutent eux aussi de toute façon de plus en plus chers). Tandis que les riches peuvent payer des parkings très chers et les amendes qui vont avec pour renflouer les caisses des communes (et des entreprises privées qui gères les horodateurs et parkings couverts).

Et là, je n'ai même pas parlé des transports de nuit avec le formidable projet des taxis Collecto (ou on paye 24 euros à trois une course qui coute normalement 15 euros), des travaux incessants avec interruption de ligne, de Cambio au prix réellement prohibitif (70 euros si je l'utilise une fois pour une sortie, 60 euros pour une journée. A ce prix là, je préfère louer la voiture à un loueur "classique").

Vive la politique de transport bruxelloise.

vendredi 15 mai 2009

[Coup de gueule]Les élections

J'en ai vraiment marre. On s'en fout de vos petites guéguerres entre partis. On s'en fout de qui s'en est foutu le plus dans les poches durant sa législature, de ceux qui ont le plus de linge sale à laver. On s'en balance de savoir ce que les autres ont fait de mal et ce que vous avez fait de bien. On en a marre de vous entendre parler au passé.

Nous, ce qu'on veut, ce sont des gens qui auront les couilles de prendre des décisions. Pas de celles qui font plaisirs à son électorat, le changement ne fait jamais plaisir, mais des décisions qui sont réellement susceptible d'améliorer la situation. Pourquoi notre pays, qui disposait d'une des meilleures éducation au monde, se retrouve dans les mauvais classements ? Pourquoi un pays qui abrite les bâtiments de l'Union Européenne enferme également les immigrés dans des prisons illégales mais surtout dans les préjugés, dans la pauvreté et les stéréotypes ? Pourquoi dans un des pays des plus riches du monde des gens sont sans abris, des gens qui travaillent ne peuvent subvenir aux besoins de leurs familles, des gens qui ne travaillent pas ne peuvent pas vivre dans la dignité ?

Toutes ces questions, vous vous en foutez. Parce qu'il faut plus que 2 ans pour les régler, et que si ça vous rapporte pas de voix aux prochaines élections, ça vaut pas la peine de vous en occuper.

Entre le MR plus opportuniste et agressif que jamais, le CDH et ses valeurs rétrogrades sur toutes les questions d'éthiques, le PS obnubilé par ses problèmes internes, Ecolo plein de grandes idées pour des petits problèmes et tous les petits partis extrêmes plus polémiques que jamais, sans réelle proposition de programme cohérent, je ne sais pas qui pourrait bien faire quelque chose de bien de mon vote. A voir les débats sur la Une, personne apparemment...

mercredi 13 mai 2009

Premier post sur Twitter : les trending topics

Ces deux derniers jours m'ont fourni plein d'occasions de parler des trending topics sur Twitter et la modification du service aujourd'hui est une raison supplémentaire, ce qui me fait néanmoins rentrer dans le rang des blogs qui parlent de Twitter. Ma conscience pourra-t-elle y survivre ? Ca devrait aller, je crois...

Cette fonction est, je crois, assez récente. En tout cas, je ne l'ai remarqué qu'il y a peu, et depuis deux jours, je constate qu'on peut y trouver pas mal de pépites.

Mes choix :

#Apple Shampoo : quoi ? Apple se lance dans les cosmétiques ? Allons donc voir ce qui s'y passe... Et en fait, non, personne ne sait de quoi ça parle à part celui de qui tout à commencé, mais qui ne prévoyait pas qu'Apple allait étendre sa gamme pour tenter de concurrencer Procter & Gamble. Il évoquait simplement une chanson du groupe de punk-rock FM Offspring, et demandait de choisir entre le titre Apple Shampoo ou Josie. C'est Apple Shampoo qui a gagné, victoire inscrite dans la conscience collective, c'est à dire Wikipedia.

#TwitterPornName : vous connaissez sans doute ce spam qui circulait déjà par mail. Vous receviez d'un ami une liste avec les noms d'acteurs/trices porno de chacun de ses amis, constitué selon le jeu du nom de votre rue de naissance et du nom de votre premier animal de compagnie. Totalement anodin, crois-t-on ? Sauf que ces informations sont utilisées par de nombreux site comme question de sécurité. Un petit malin mal intentionné pourrait s'en servir pour pirater vos divers comptes sur le net ! Mais malgré cela, il semblerait qu'une grande partie de la communauté Twitter est tombée dans le panneau vu que #TwitterPornName est resté plusieurs jours de suites dans les trending topics alors même que de nombreux utilisateurs avertis préconisaient la prudence.

#fixreplies ou #twitterfail : plus la communauté de Twitter grandira, plus celle-ci va devenir réfractaire au changement. on l'a bien vu avec Facebook où chaque petit ou grand changement du site apporte son lot de groupes "rendez-moi le vrai Facebook". Ici, il s'agit d'une modification dans le mécanisme de de replies de Twitter (pour plus de détails, je vous invite à lire le blog de Twitter). Ca ne change pas grand chose, mais cela réduit d'une certaine façon le potentiel de découverte de nouveaux utilisateurs. Rien de fondamental, néanmoins, mais suffisamment pour déchaîner les passions, propulsant deux mots-clef de protestation dans les trending topics (#fixreplies et #twitterfail).


Tout ça pour dire quoi ? Pas énormément de chose, si ce n'est que ce mécanisme qui peut sembler à priori intéressant doit absolument être revu rapidemment, vu sa puissance et la facilité à laquelle on peut le détourner. Facile de faire lire un tweet et augmenter son taux de clics sur un lien commercial, il sauffit d'intégrer dans le tweet les quelques sujets les plus tendances et toutes les personnes qui cliquerons sur ce sujet verront votre tweet promotionnel. Et le comble, c'est que cela renforce la tendance et donc permet d'utiliser encore plus ce mot-clef pour être visible. Bref, à moins de trouver un moyen de modérer l'utilisation de ce trending topics, il va vite perdre son intérêt, puisqu'on risque bientôt d'y trouver plus de spams que d'infos pertinentes !

Avant d'en finir avec l'unif...

  • Stratégie de communication Le Routard Textile (done)
  • Essay about financial crisis (0%)
  • English exam (20%)
  • Examen de communication corporate (25%)
  • Défense de communication marketing (50%)
  • Rapport de stage (5%)
  • Mémoire (35%)

Désolé pour ce post totalement inintéressant, mais j'en avais besoin !

lundi 11 mai 2009

[Dossier : ils ont 10 ans] "Ultra" de Depeche Mode

Bon, il fallait parler dans le cadre de ce dossier d'un Depeche Mode, soit d'Ultra, soit d'Exciter. Si je trouve Exciter bien plus intéressant musicalement et clairement sous-estimé (j'en parlerai peut-être aussi, tiens), Ultra est réellement un jalon dans la carrière du groupe.

Ils avaient connu leur plus grande époque en terme de reconnaissance publique avec Violator en 1990 (qui reprenait les titres "Enjoy The Silence", "Personnal Jesus", "Policy Of Truth" notamment) et le chanteur du groupe, Dave Gahan, avait commencé sérieusement à tomber dans la drogue. L'album qui suivit, Song Of Faith And Devotion, a révélé au groupe toutes ses tensions internes. A la suite de cet album, Alan Wilder quitte le groupe tandis que Dave Gahan s'enfonçe de plus en plus gravement dans la drogue et la dépression. Sans homme de studio et avec un chanteur très fragile, le groupe ne pensait pas survivre. C'est donc sans pression en terme de résultat et dans une ambiance terriblement somble que le travail d'Ultra commença, sans pour autant que la situation s'améliore énormément avec en point d'orgue l'overdose de Dave Gahan en 1996. Forcé de passer en désintoxication pour rester aux Etats-Unis, c'est l'électro-choc qui permit à Gahan de sortir de sa crise et sans doute l'événement qui permit l'aboutissement de l'enregistrement d'Ultra et qui permit aussi au groupe de ne pas se séparer.

C'est Tim Simenon qui produit Ultra après avoir touché à quelques titres de Bjork, Sinead O'Connor et Massive Attack mais surtout après avoir produit l'album de Bomb The Bass. Musicalement, que faut-il retenir d'Ultra ? Fondamentalement, pas grand chose... Les singles, sans doute, avec "Barrel Of A Gun", ses paroles à vous glacer le sang et son accord de guitare qui tue, "Home", "It's No Good" et "Useless" qui bénéficiera quelques années plus tard d'un remix assez acclamé de Kruder & Dormefeister. Pas étonnant, en réalité, de voir le titre repris en version lounge, la production d'Ultra est fort tirée vers le trip-hop et l'ambiant, en lien direct avec l'expérience du producteur. Cela causera beaucoup de tord plus tard au groupe qui perdra beaucoup en crédibilité sur Exciter, accusé à tord d'être de la guimauve pop et ambiant.

Le mot de la fin revient à Daniel Miller, patron du label de toujours de Depeche Mode, Mute, qui dit "It almost didn't matter what the album was like, there just had to be one". Cela résume bien la valeur de cet album, qui est peut-être le moins bon de Depeche Mode comme le plus important.

dimanche 10 mai 2009

Pearle Vs VW : deux campagnes Internet

Ces derniers jours, je suis tombé sur deux sites Internet autours de campagne de communication de deux marques fort différentes, et pourtant relativement similaire (les campagnes, pas les marques). D'une part, The Steamy Room par l'agence LDV United pour Pearle (design du site par The Parking Lot) ; d'autre part Fear Tracker par 1MD.be et Bwat pour VW. On s'attend à priori plus à voir VW utiliser du web interactif vu la cible plutôt "jeune" de ses voitures Golf et Polo, tandis que Pearle est relativement coincé par une communication assez traditionnelle à la télévision. Pourtant, les deux marques se retrouvent côte à côte avec un mini-site web interactif qui propose de mettre en avant deux produits : les lentilles de contact pour Pearle, la Golf GTI pour VW. Ces deux campagnes sont assez intéressantes, chacune ayant des forces et des défauts. Petite analyse...



Commençons par celui dont on m'a le moins parlé, Pearle, et ses lentilles de contact. Le mini-site The Steamy Room vous propose de voir combien les lentilles de contact sont avantageuses dans certaines situations. Ainsi, vous vous retrouvez, muni de vos lunettes, à l'entrée de vestiaires (homme ou femme - le vestiaire des hommes étant bien évidemment sensé attirer les femmes, et inversement pour celui des femmes. Vision un peu simpliste, mais bon, passons...). Il fait chaud, les protagonistes sont sexys et gentiment dénudés, mais vos lunettes s'embuent continuellement à cause de la vapeur, ce qui vous oblige à agiter continuellement votre souris pour les essuyer et vous empêche de profiter pleinement du joli spectacle qui s'offre à vous.

La première grande force de The Steamy Room est la clarté du message : les lunettes vous gâchent certains moments agréables, passez aux lentilles. La marque Pearle et le produit sont visibles tout au long du site, on sait de quoi on parle. De plus, cela s'accompagne d'un Call to Action bien agressif puisqu'on vous offre un bon pour un kit gratuit de lentilles de contact mensuelles ou 5 jours de lentilles de contact journalières.

Mais tout n'est pas rose au pays des lentilles. L'action souffre de sérieux désagréments. Deux désagréments principaux sont à noter. Le premier est la structure même du site. En comparaison avec le site pour VW, l'accès au jeu est moins naturelle. En rentrant par l'URL de base (www.thesteamyroom.be), plusieurs clics et choix doivent être effectués pour accéder à l'application. Cela n'a l'air de rien, mais le choix de langue puis le clic sur "commencer le jeu" alors qu'on peut également cliquer sur 6 autres liens qui ont l'air vachement sympas aussi diminue inutilement le taux d'arrivée dans le "jeu". Cela est corrélé avec le fait qu'une fois le jeu lancé, il ne se termine pas tout seul. Il continue indéfiniment jusqu'à ce qu'on clique sur un autre lien pour en sortir. L'autre approche qui consiste à d'abord faire participer au "jeu" puis seulement montrer l'offre promotionnelle me semble plus pertinente, et ne nuit pas, tout du contraire, à la réussite en "nombre" de l'offre promotionnelle.

Deuxième gros point noir de The Steamy Room, le manque de "viralité" de l'action. Certes, on peut créer une e-card où on est entouré d'hommes (si on est une femme) ou de femmes (si on est un homme) et l'envoyer à ses amis. Mais pas de petits boutons pour twitter, facebooker, bloguer et autres. Cela limite bêtement le potentiel de déploiement de l'action sur le web !

Rajouter à cela une production juste correcte, notamment en terme d'intégration du jeu dans le site, ainsi que quelques petites erreurs de détails comme la cible "étudiant" un peu trop visible dans les petits caractères, et vous risquez de voir une action pourtant bien pensée échouer à cause de détails assez "techniques" finalement.

De l'autre côté du ring, VW nous offre un tout autre visage. En arrivant sur Fear Tracker, on n'a aucune idée de la destination du site. Tous les détails font réellement croire à une bande annonce pour film d'horreur. Pendant le chargement, les instructions nous sont données. On va visionner une bande annonce interactive et on pourra insérer des images et des sons en appuyant sur des touches de notre clavier. Après quelques images, on comprend que le ton de l'humour est de mise, tant par la voix off qui présente le film que par les sons et les images que l'utilisateur insère pendant le film. L'ambiance fait directement penser à La Cité De La Peur, c'est assez drôle et bien foutu, jusqu'à la fin du film où on apprend que le protagoniste principal n'est autre que la nouvelle Golf GTI.

La grande force de l'action, au delà de son aspect "gratuit" et offert, de la bonne structure du site et des incitants à la dispersion de l'action, est sa production. Le film est réellement bien foutu, les interactions avec l'utilisateur marchent plutôt pas mal (en tout cas en version française), l'humour, même si il n'est pas original pour un sous, fonctionne si on prend la peine de s'y attarder.

Car c'est le gros problème de cette action. Il est presque impossible de savoir à quoi est destiné ce film si on ne va pas jusqu'au bout (oui, on peut apercevoir le sigle VW dans le film, mais bon, à la première vision, je ne l'avais pas vu). De plus, si on est pas attentif, l'humour peut nous passer complètement au-dessus de la tête et on risque alors de quitter le site sans avoir vu la marque.

On peut aussi regretter le manque de clarté du message. "Envie de crier pour une bonne raison" nous demande le site à la fin du film. Je ne vois aucune raison de crier pour un moteur GTI (ça fait peur, ça va plus vite ?), je ne vois aucun lien entre le film d'horreur et une nouvelle Golf, même en terme émotionnel (puisque maintenant on achète une voiture comme on achète un parfum).

Bref, les forces d'une des actions (lisibilité du message et du produit pour Pearle, qualité et structure de la production pour VW) sont les faiblesses de l'autre. Cela s'explique sans doute par des volontés différentes pour chaque annonceur : Pearle veut faire une action de promo qui va inciter les jeunes à tester les lentilles, il vise donc à avoir le plus de bons imprimés et à faire venir les gens dans le point de vente. Cela se sent et peut réduire à néant les efforts consentis pour rajeunir l'image de la marque. Tandis que VW travaille uniquement sur l'image au risque de ne pas voir l'attribution à la marque se faire correctement et donc n'obtenir aucun résultat pour la Golf. Un équilibre entre ces deux approches est possible, peut être en mettant ensemble les stratèges de Pearle avec les créatifs de VW ?

samedi 9 mai 2009

[Review]Ghinzu "Mirror Mirror"

Bon, voilà que je vais chroniquer l'album belge le plus attendu depuis fort longtemps, d'un de mes groupes favoris par ailleurs. Difficile de rajouter à ce que mes nombreux confrères ont déjà dit sur ce troisième opus de Ghinzu. Je vais néanmoins tenter de trouver les mots pour décrire au plus juste ce à quoi vous devez vous attendre à l'écoute de cet album.

De façon globale, là où "Blow" était un album rempli d'idées géniales relativement mal exploitées, "Mirror Mirror" est nettement moins riche en idée, mais les quelques unes qu'on y trouve sont extrêmement bien exploitées. Pas de chanson comme Blow, 'Till you faint, The Dragster Wave ou Mine, qui souffrent à les ré-écouter de plus près de grosses lacunes de production tout en restant géniales, mais des titres qui trouvent leur force dans l'efficacité de leur production.

Ainsi, le titre d'ouverture est à mille lieux de la richesse de Blow, mais réussit grâce à sa ligne de basse et sa batterie rentre dedans, son équilibre entre voix, piano et sons plus électroniques, à convaincre qu'on est fasse à une bombe. Passe ensuite un Take It Easy qu'on comparera volontiers à The Strokes, en beaucoup plus pop, et auquel je reconnais des qualités de compositions sans pour autant accrocher plus que cela. J'admets d'ailleurs qui Ghinzu m'a toujours beaucoup plus plu par son énergie que par ses mélodies, et c'est sans doute la raison pour laquelle je suis assez emballé par le troisième opus. D'ailleurs, le titre titulaire de l'album, Mirror Mirror, est une bombe dancefloor potentielle, avec sa basse rebondie légèrement funky, ses riffs de guitares rageurs et la simplicité de sa composition. Il s'enchaîne directement avec The Dream Maker qui emporte l'adhésion grâce aux coeurs très kitsch (fait par leurs potes, les Vismets si je ne m'abuse) et par la montée en puissance finale qui rappelle les bons moments de l'album précédents. S'en suis les titres The End Of The World et This Light, le premier étant tout à fait un single qui pourrait prendre la place de Do You Read Me et que je trouve assez insupportable, le second faisant trop attendre sa montée pourtant assez réussie.

S'en suit This War Is Silent très dEUS qui passe en force et grâce à une production parfaite. Le morceau suivant fera sans doute encore longtemps débat, Je T'attendrai, entre le second degré de la voix et des choeurs et l'instrumentation pied au plancher. Pour moi, la cause est acquise, il s'agit d'un morceau remarquable que je rêverais de voir en live. L'album se termine sur deux morceaux franchement passable, Kill The Surfer étant franchement trop peu travaillé pour pouvoir l'apprécier tandis que l'Interstellar Orgy de 6 minutes en dure trois de trop.

En bref, quelques morceaux très réussis et quelques autres qui passent à l'énergie, on pourrait croire que je suis déçu. Il n'en est rien, tant on ne peut pas attendre grand chose de plus du spécialiste de la com' qu'est Stargasm, qui se branle en public, en est fier, et nous aussi. Une jouissance courte et éphémère, mais c'est tellement bon !

mercredi 6 mai 2009

[Review]Starving "Les confidences d'Annabelle"

Il faut bien admettre que je n'aurais pas parié un demi dollars (ce qui fait encore moins en euros) sur le nouvel album de Starving. Mais oui, vous vous rappelez sans doute que ce petit groupe wallon avait tourné pas mal en 2003/2004 avec son premier album "Tout n'est pas rose" et la chanson "Allumeuse" et ses paroles faussement sulfureuses.

On avait pu apprécier à l'époque la charisme (avec tous les sous-entendus que ce mot comporte) de la chanteuse Claudia. On se rêvait même Macho quand elle affirmait qu'elle aimait ça ! Depuis, l'eau a coulé sous les ponts, et il faut bien admettre que l'album enregistré était loin de faire le même effet que les lives. Bref, ça a pas du marcher fort et il a donc fallu du temps pour réaliser ce second opus, d'autant plus que les maisons de disques n'ont pas vraiment aidé à la réalisation du projet.

Et pour cause, "Les Confidences d'Annabelle" est un disque de variété aux textes personnels et assez sulfureux (mais là vraiment, pas comme dans le précèdent opus). On sent que l'ironie dont était emprunt le premier album s'estompe face à une forme de sincérité. Et comme la musique se fait moins ironique et moins second degré, on peut avoir du mal avec les grosses ficelles qui nous sont servies tout au long de l'album. Pourtant, par je ne sais quelle miracle, ça passe. Les textes sans doute, certains étant assez réussi. Et puis la simple énergie bête ou émotion larmoyante qui transpire de certaines chansons. Et puis la voix de Claudia Chiaramonte

Evidemment, ca ne marche pas de bout en bout. Avec Elixir ou Blonde, on frôle quand même l'indigestion de cliché. Par contre, on apprécie particulièrement la rythmique martelée du titre d'ouverture "Annabelle", le piano-voix assez émouvant "Le Chemin" ou encore le délire pseudo-clubbing "Clubber".

Malheureusement, le live qu'ils ont délivré pour la présentation de leur album au Botanique s'est révélé de fort passable aux meilleurs moments (acoustiques) à franchement désagréable la plupart du temps même si l'exception du piano-voix "Le Chemin" me donne bon espoir. Bref, on peut espérer qu'ils vont trouver la formule live qui va soutenir cet album qui risque de passer totalement inaperçu sans cela. A tester gratuitement ce dimanche à 18h à la Place du Palais de Bruxelles dans le cadre des fêtes de l'Iris.

Et puis, pour écouter des extraits de leur nouvel album, je vous recommande leur site qui est pas mal fait du tout en plus (www.starvingmusic.com) ou leur MySpace. Vous pouvez également trois de leurs nouveaux morceaux dans le lecteur ci-contre.

Si je n'ai pas spécialement envie de les écouter en stade comme au RifRaf et que je crois qu'un acoustique mettant en avant la voix serait plus adapté, je crois aussi que rien que pour avoir mené ce projet au bout et à bien il mérite un soutien !

Retour aux affaires

Vous l'aurez remarqué, ce blog n'a plus été mis à jour depuis longtemps, très longtemps !

Il y a simplement une raison à cela, j'ai ce deux derniers mois cumulés deux boulots : étudiant (avec ses travaux à écrire, ses présentations à travailler) et stagiaire chez Carrefour Belgium (si vous voulez plus de détails, attendez mon rapport de stage en ligne). J'ai donc eu peu de temps à consacrer à la rédaction sur ce blog, d'autant plus que j'ai d'autres projets virtuels sur le feu, donc je vous parlerai bientôt, ne vous inquiétez pas.

Mais je reviendrai bientôt vous parler du dernier Starving et du dernier Archive...