mardi 30 juin 2009

Safari, Firefox, Opéra, Chrome : choisir, c'est renoncer

Voilà ce qui pourrait définir la situation à laquelle je suis confronté actuellement quand je dois choisir mon browser. Parce que tout le monde y est allé de sa nouvelle version, que ce soit Internet Explorer, Firefox, Safari, Opera ou Chrome. Et (presque) tous ont des arguments à faire valoir pour justifier le droit d'être nommé "navigateur par défaut" sur mes ordinateur. Petit tour des propriétaires pour faire son choix.

Avant toute chose, il faut savoir que j'utilise deux ordinateurs : un Macbook Pro sous Mac OS X comme ordinateur principal et un EEE PC 901 sous Windows XP comme ordinateur de transport. Evidemment, cela ne simplifie pas mon choix qui ne sera pas le même pour les deux machines. Néanmoins, une évidence s'est vite imposée à moi : ce ne sera pas Internet Explorer. Sur mon Mac, cela ne tourne pas. Et sur mon PC, ça rame beaucoup. De toute façon, malgré la fantastique pub comparative que Microsoft nous a faite, je ne vois pas quels avantages on peut trouver à ce IE 8. Je me concentrerai de toute façon sur mon navigateur pour mon Mac, puisque le choix sur le PC se limite à choisir le navigateur le plus léger (Chrome 2 jusque ici)

Cela nous laisse malgré tout 4 choix : Firefox 3.5, Safari 4, Opera 10 et Chrome 3 alpha sur Mac si on suit la numérotation affichée.

Pour rappel, depuis la sortie de la béta de Safari 4, j'avais abandonné Firefox 3 pour le navigateur d'Apple dont j'avais adoré le design et la rapidité. Hélas, avec la version définitive, j'ai bien du admettre ma déception. Les onglets ont repris bien sagement leur place en dessous de la barre d'adresse alors qu'ils étaient au-dessus dans les béta et que cela donnait une impression de grande taille à la fenêtre de navigation. De plus, et même si la présentation de l'historique en cover-flow et l'efficacité de la recherche dans celui-ci sont vraiment des fonctions que j'ai apprécié, la barre d'adresse est la plus décevante des navigateurs testés. La recherche de chaines de caractères dans une URL ne fonctionne pas vraiment (il faut tapper les premiers caractères de la chaîne) et le moteur de recherche intégré est Google et uniquement lui. Cela a suffit à remettre en cause mon utilisation de Safari 4, même si il est clairement le plus rapide à l'ouverture sur mon Mac et qu'il gère magnifiquement bien et rapidemment les pages lourdes, pour me pencher sur les autres possibilités qui m'étaient offertes.

Pour résumer :


Positifs :
  • Rapidité au démarage et à l'utilisation
  • Historique en cover-flow

Négatifs :
  • Pas de recherche "full text" dans la barre URL
  • Pas d'ajout de moteurs de recherche possible
  • Retour à un design plus conventionnel


C'est plus ou moins au moment de la sortie de la version définitive de Safari 4 qu'Opéra 10 est apparu. J'avais déjà testé des versions antérieures sur d'autres ordinateurs, sans jamais être vraiment convaincu, mais là, ça buzzait quand même pas mal sur les fonctionnalités Unite, et j'ai voulu tester. J'ai bien fait. Le design reprend ce qui m'avait plu dans les béta de Safari 4, les onglets au dessus de la barre d'adresse. Pourtant, faute d'un design vraiment étudié, l'espace d'affichage n'en ressort pas vraiment grandit à cause de la hauteur assez importante de la barre d'URL et des onglets. Dommage, car à part ça le design est assez réussi, si on cache la barre d'outil latérale. C'est dans celle-ci qu'on trouve les fameuses nouvelles fonctionnalités Unite, mais également les widgets, signets, notes et historique. Pas très élégante, cette barre verticale concentre néanmoins toute une série de bonnes idées. Si il n'y a rien à signaler du côté de l'historique à part son efficacité et des signets, la buzz venait des fonctions Unite. Elles sont encore buggées, mais il est clair qu'elles offrent un potentiel assez important, notamment pour le transfert de fichiers. C'est d'ailleurs ce qu'on pense de l'ensemble de Opéra 10 : énorme potentiel, mais beaucoup de bugs. Le navigateur plante souvent et gère assez mal certains sites lourds (comme Plurk ou Deezer par exemple). Le confort d'utilisation chute donc de manière assez dommageable, alors qu'en termes de fonctionnalités (y compris pour la barre d'adresse en recherche "full text" et la possibilité d'ajouter des moteurs de recherche), il n'y a rien à redire.

Pour résumer :


Positifs :
  • Les fonctionnalités de bases sont toutes présentes et efficaces
  • Les fonctionnalités avancées sont prometteuses

Négatifs :
  • Stabilité et rapidité du navigateur sur les sites lourds
  • Bonnes idées du design qui sont mal concrétisées dans la réalisation

Puisque j'en étais à tester des navigateurs en béta, je me suis lancé sur la version Mac de Chrome. Difficile de savoir de quelle version il s'agit, puisque la version actuelle sur PC est la version 2 mais que la version affichées sur Mac est 3.0.190.0. Bref, en tout cas, ce qui frappe à l'ouverture du programme (rapide), c'est le dépouillement de l'interface, en particulier en comparaison de Opéra et Firefox (on y vient). Une barre d'URL et des onglets situés au-dessus. Et c'est tout. Personnellement, j'apprécie vraiment ce design minimum (c'est apparemment ce vers quoi devrait tendre Firefox 4). Et puis, cette barre URL fait tout ce qu'il faut : rechercher dans l'historique en "full text", proposer et envoyer des requêtes vers le moteur de recherche de Google. Evidemment ici, pas question de rajouter de moteurs de recherche à la barre. Ce design hyper simple est complété par une page d'accueil qui reprend les sites les plus visités (comme sur chaque browser testé ci-dessus d'ailleurs) et permet d'accéder à un historique très basique. Ca reste malgré tout un peu léger quand on compare aux autres concurrents, surtout qu'à l'utilisation, j'ai vite trouvé Chrome assez lourd et pas toujours efficace sur les gros sites. Impression confirmée par ce site web qui teste l'utilisation de la mémoire et qui monte un Chrome qui monte très vite (même si il s'agit de la version Windows). Cela reste évidemment des versions béta et il est possible que ces résultats changent du tout au tout d'ici à la sortie officielle de la version 3

Pour résumer


Positifs
  • Design épuré
  • La meilleure barre d'URL

Négatifs
  • Utilisation des ressources et gestion des gros sites
  • Fonctionnalités réduites


On en arrive à celui que j'avais abandonné au début de cet article, Firefox dans sa dernière version 3.5 (testé en version Release Candidate, mais la version officielle 3.5 est sortie hier). La version 3.5 corrige principalement des problèmes techniques par rapport à la version 3. Et c'est très bien comme ça ! Avec son éco-système d'add ons, Firefox peut fournir une liste infinie de fonctionnalité. C'est ainsi que j'ai pu retrouver certaines de mes extensions (comme bêtement le Download Helper pour télécharger les vidéos en flash) et que certaines se sont mises à jour dès aujourd'hui pour être compatible avec la version 3.5. Alors, au niveau des performances, est-ce mieux que la version 3 ? Honnêtement, sans benchmark pour l'appuyer, j'ai la nette impression que le programme gère nettement mieux les pages lourdes pleines de scripts, les onglets ouverts en grand nombre. Le navigateur reste assez laid (même avec des thèmes personnalisés), mais il rejoint le peloton de tête en terme de vitesse d'affichage et de stabilité (mais pas en terme de temps de démarage !), et est sans doute celui qui peut offrir non seulement toutes les fonctions de base nécessaires mais également plein de fonctions supplémentaires grâce à ses extensions.

Pour résumer


Positifs :
  • Nombre de fonctionnalités infini
  • Performances améliorées

Négatifs :
  • Design
  • Pas de test sur le long terme des performances




Et c'est donc après un petit tour chez la concurrence que je me retrouve de nouveau à utiliser le navigateur de la Mozilla Foundation, même si je garde au coin de mon esprit la version béta de Opéra 10 qui, si elle s'améliore en termes de stabilité pourra être fort intéressante.

dimanche 28 juin 2009

Micro-blogging en entreprise. Pourquoi je suis plus dubitatif que les gens de l'Entreprise 2.0

Le texte qui suit est directement tiré d'une partie de mon mémoire actuellement en rédaction. Il me semble pertinent de le mettre en ligne en réaction à certains articles que j'ai lu concernant Twitter dans l'entreprise (ici et ). Désolé donc du format quelque peu indigeste du post, ainsi que de son manque d'accessibilité, mais je tenais à mettre cela en ligne parce que je trouve qu'il faut malgré tout faire attention à l'emballement qu'on observe pour le phénomène Twitter.

Le micro-blogging a le vent en poupe actuellement, en grande partie grâce à la visibilité dans les médias dont bénéficie le service-phare de cette catégorie d’outils : Twitter. Les blogs mais également les médias traditionnels parlent de plus en plus régulièrement de Twitter, que ce soit dans le domaine du journalisme ou du marketing. De l’euphorie extrême au scepticisme le plus complet, on trouve toutes les réactions sur ce nouveau service qui consiste simplement à partager avec un ensemble de personnes qui décident de vous suivre des messages de 140 caractères et à vous-même suivre les messages d’autres personnes.

Il faut bien reconnaître que l’exposition médiatique de Twitter est bien supérieur à sa pénétration au sein du public, quand on compare le site à Facebook. Les dernières statistiques de plus en plus précises sur le site montrent clairement qu’en terme de portée, Twitter est négligeable au niveau mondial et encore plus au niveau belge avec 2000 comptes Twitter en mars 2009. A l’heure actuelle, Twitter serait donc plus un outil de veille à surveiller plutôt qu’un canal à réellement prendre en compte dans une communication externe, même si il est clair que Twitter peut jouer un rôle déclencheur en cas de communication virale.

Quand à la communication interne et le micro-blogging, qu’en est-il ? On l’évoque de plus en plus vu sa popularité, mais le micro-blogging est un service difficile à appréhender, entre la messagerie instantanée, le partage de liens, le réseau social,... Certains analystes sont favorables à l’implantation de ces outils et même en particulier de Twitter au sein de l’entreprise. Il est vrai que Twitter peut être un outil formidable pour des événements d’entreprises. J’ai pu le constater lors de la conférence “Convergence Web” ou le débat se déroulait autant dans la salle que sur Twitter. Ce type d’outil peut alors amener une interactivité dans la rencontre professionnelle qui peut être intéressante à exploiter.

D’autres avantages sont mis en avant pour une utilisation régulière dans l’entreprise. Le partage de la situation de chaque employé (ou Ambient Awareness), où il est et ce qu’il fait, en est un premier (même si certains outils plus précis que Twitter prennent nettement mieux en charge les positions géographiques comme brightkite qui se retrouve dans le paysage des médias sociaux de Fred Cavazza dans la catégorie Partage/Lieux).
La recherche de sources via Twitter peut également être utile, même si cela s'avérera sans doute plus fructueux dans des domaines de niche comme le “cloud computing”, et que pour le reste, Google reste encore de loin plus performant.
Troisième utilisation repérée, la création et le maintien de relations interpersonnelles entre les employés, même si de nombreux autres outils dont les réseaux sociaux sont particulièrement dédiés à cet objectif.
L’échange, le partage (et même l’archivage selon certains) de liens internet est une quatrième utilisation possible de Twitter, et de manière plus générale du microblogging dans l’entreprise. Cette dernière, tout comme les précédentes, est néanmoins nettement mieux prise en charge par d’autres outils plus spécialisés que sont les outils de “social bookmarking”.

Cela montre la difficulté d’aborder le micro-blogging en entreprise. Il permet de faire un peu de tout relativement bien (je reste dubitatif sur l’efficacité du micro-blogging pour archiver des liens internet), mais est assez peu ciblé. Il semble donc particulièrement difficile de prévoir ce que les employés vont faire de leur micro-blog. L’outil semble dès lors plus adapté pour venir en renfort d’autres, car il peut ajouter un “liant social” à ces différents services et individualise beaucoup plus les échanges, ce qui peut, dans certaines situations où il y a un manque de relation inter-personnelles, être un avantage.

vendredi 26 juin 2009

L'identité numérique, un combat de tous les instants

Expérience étonnante que celle que je viens de vivre. Parmi les quantités impressionantes de conneries que je peux dire tous les jours, entre réflexions désabusées et jeux de mots foireux, la plupart restent au stade confidentiel du "il est con, quand même, Yann" qui permet en réalité de me bâtir une image positive auprès des gens qui me connaissent bien. Ils savent que ces remarques un petit peu grivoises et/ou franchement "noires" ne m'empêchent pas d'être sérieux et respectable quand cela s'avère nécessaire.

Mais la formidable force de certains réseaux sociaux, et en particulier de Twitter, et de dédoubler les propos et donc de les diffuser auprès de personnes qui ne me connaissent pas très bien/pas du tout. Et une fois le mot lâché, pas possible de le rattraper, bien sûr.

En soi, dans le cas qui m'intéresse, cela n'est pas grave, mais cela me remet en tête toutes les questions autours de la gestion de l'identité numérique. Parce que bien sûr, je pourrais me contenter de m'abstenir de mes petites réflexions sous acides et donner une image beaucoup plus lisse de ma personne, mais finalement, cela ne donnerait pas une image très réaliste de qui je suis. Ces réflexions font partie de ma personnalité. Cela ne me définit pas de manière définitive et totale, mais nier cette partie de ma personnalité, c'est aussi tromper les personnes qui suivent mes commentaires.

Pourtant, en continuant à publier ce genre de remarque, je prends le risque d'aller un peu trop loin, une fois, et de voir cet événement devenir marquant pour mon identité numérique. Bref, je suis partagé entre une identité numérique lisse avec le risque de la voir se fondre dans la masse et donc être inexistante et une identité numérique plus piquante avec le risque de déplaire à certains et donc de ternir mon image de manière profonde et durable.

Des réflexions qui ne mènent pas loin sans doute, et qui sont finalement assez similaires à celles que l'ont peut avoir autour de son comportement "en vrai".

mercredi 24 juin 2009

[Media]L'affichage selon Moovade

Je suis sans doute jeune et je m'emballe beaucoup trop facilement, mais n'empêche, j'ai assez apprécié la démonstration de Moovade lors de l'Androidparty à Bruxelles ce 23 juin. Tombé dessus par hasard à la sortie des toilettes, leur produit Interact apporte pas mal d'opportunités aux marques en demande de nouveautés dans la publicité.

Interact, c'est donc une technologie destinée à créer des écrans interactifs contrôlés via le téléphone portable. Le principe est simple, l'écran est muni d'un terminal Bluetooth auquel viennent se connecter les différentes appareils des utilisateurs/consommateurs. Ce dernier peut alors choisir ce que va afficher l'écran parmi des propositions en fonction de ses centres d'intérêts, mais va également pouvoir interagir avec le support d'affichage. Les possibilités sont nombreuses : de la simple publicité "choisie" au mini-jeu en passant par un espace où chaque utilisateur peut laisser une note, l'écran s'enrichit de nombreuses fonctions supplémentaires à l'affichage d'informations.

Moovade ne s'en cache pas, leur cible, ce sont les publicitaires. Et en effet, ces fonctionnalités intéressent tout particulièrement les annonceurs, puisqu'il permet de créer une interactivité entre la marque et le consommateur via un média qui est généralement unidirectionnel. Ca l'est d'autant plus car, moyennant l'autorisation de l'utilisateur, l'écran peut l'identifier et retrouver ses données pour ses futures connections à d'autres terminaux, et donc directement offrir des propositions ciblées sur ce consommateur.

Bien sûr, de nombreuses questions restent ouvertes. Au delà du respect de la vie privée, des questions plus terre-à-terre se posent également. Les afficheurs (JC Decaux et Clearchannel) vont-ils juger opportun d'investir pour ce type de technologie ? Le parc de téléphone Bluetooth est-il suffisamment développé en Belgique et les utilisateurs sont-ils au courant des possibilités de cette technologie ? Il serait d'ailleurs intéressant de voir le résultat des opérations d'affiche Bluetooth uniquement "push" pour avoir une idée de l'impact que pourrait avoir cet affiche interactif.

Bref, sans connaître exactement les possibilités techniques qui ont l'air assez étendues de la technologie Interact, c'est en tout cas vers ce genre d'initiative que les médias publicitaires, les agences et les annonceurs vont certainement se tourner. Cette solution permet en effet de marier les avantages de l'affichage classique (visibilité, portée, OTS,...) avec ceux du web interactif qui ne touche qu'une faible part de public. Unir la quantité de contacts avec la qualité de ceux-ci, ça a l'air à priori plutôt alléchant, non ?

Http://www.moovade.com


PS : tiens, en fait, il s'agit du centième billet sur mon blog... On va fêter ça. Ou pas.

mardi 9 juin 2009

[Playlist]Campus Info 8 juin 2009

Une petite playlist concoctée avec tout mon amour pour Radio Campus ULB (à écouter sur le 92.1FM à Bruxelles où via Internet par le site http://radiocampus.ulb.ac.be/)

CIRKUS - Medicine

BAT FOR LASHES - Glass

BJÖRK - Where is the line

THOM YORKE - Skip Divided (Modeselektor Remix)

LOU REED - Perfect Day

SIMIAN DISCO MOBILE - It's the beat

YO MAJESTY - Party Hardy

PIANO CLUB - California

GHINZU - Je t'attendrai

YELLOW TRICYLE - Pill for the ride

GOLDEN SILVERS - True n°9 Blues

THE SUBS - Breathe

THE KILLS - Cheap and Chearful

A noter le retour en force des années 90, que ce soit le pop-rock avec le projet anglophone de Damien Saez "Yellow Tricycle", l'électro avec le titre "It's the beat" de Simian Disco Mobile qui pourrait ressembler à Technotronic ou "Party Hardy" de Yo Majesty pour le hip-hop.

Aussi, et en désordre, la bonne surprise de nouvel album de cirKus, le deuxième opus franchement convaincant de Bat For Lashes ou encore la reprise de Breathe de Prodigy par le groupe belge The Subs qui fait ce que Prodigy pourrait faire de mieux en 2009.

lundi 8 juin 2009

Un petit billet électoral

Ecolo gagnant, PS qui ne perd pas trop de plume, CDH stable et MR mal barré, c'est ce qu'on peut retirer de ces élections. En Wallonie, le PS restera probablement au pouvoir malgré les affaires. Certains commentateurs politiques, les perdants souvent, s'étonne de cette résistance du PS face aux "affaires" et prenne l'exemple anglais comme déroulement "normal" des opérations. Personnellement, je suis rassuré.

Rassuré parce que nous ne tombons pas dans le vote par sensationnalisme. On connaît la presse anglaise comme celle des magazines people et des manchettes tapageuses. La presse belge suit le sillon, et même si elle en est encore loin, est aussi encline à mettre les erreurs d'individus, choquantes, en unes et ainsi résumer une idéologie, un parti ou une élection à cet enjeu. Mais voyons les choses autrement. Quelles ont été les propositions électorales des différents partis ? Ecolo avait l'avantage de la régularité et d'être le plus crédible dans son économie verte. Le PS a axé sa campagne sur l'opposition au capitalisme sauvage et a très finement joué son rejet du MR, grâce à une campagne plus agressive qu'à l'habitude. Il a en fait fait une campagne d'un parti dans l'opposition... Qu'ont proposé le MR et le CDH ? A part une critique des autres ?

On en revient à une conviction personnelle forte : les gens en ont marre de toujours entendre parler de ce qui ne va pas ou n'a pas été. Ils préfèrent de loin des propositions positives, et parlant plus du futur que du passé. Quelle est la vision d'avenir du MR, quelle est son idéologie, son axe de campagne ? A force de parler du passé, on a du mal à voir le MR dans l'avenir et dans le changement. Quelque part, le MR a de son côté fait une campagne comme un parti de la majorité, et finalement assez peu progressiste pour un mouvement réformateur.

Je trouve donc que le comportement électoral wallon est très noble, centré sur des programmes et des propositions plus que sur la polémique. Tout le monde s'étonne que le PS ne souffre pas plus des problèmes d'éthique, mais c'est parce que les gens croient, et je le crois aussi, que ces problèmes sont bien des problèmes de personnes et pas des problèmes de parti. Après, il y a toujours du clientélisme, comme dans tous les partis, mais réduire le soutien du PS a du clientélisme et à de l'assistanat est assez insultant pour les quasiment 50% des montois qui ont soutenu la liste emmenée par Di Rupo.

Les gens vote PS et Ecolo par idéologie, pour quelle raison les gens votent-ils MR ?


PS : La Wallonie est une exception notable dans le paysage européen, toujours plus à droite, toujours plus conservateur, toujours plus eurosceptique. Que les défenseurs du libéralisme se rassurent, c'est leur formation qui est à la tête du Parlement européen, qui a beaucoup plus de pouvoir sur notre vie de tous les jours que le Parlement bruxellois et wallon !

dimanche 7 juin 2009

Avant d'en finir avec l'unif... #2

Stratégie de communication Le Routard Textile (done)
Essay about financial crisis (done)
English exam (done)
Examen de communication corporate (done)
Défense de communication marketing (50%)
Rapport de stage (85%)
Mémoire (35%)


Ca fait plaisir de voir que ça a avancé, même si l'avancement est pas encore tout à fait satisfaisant...

samedi 6 juin 2009

[Review]Bat For Lashes "Two Suns" et "Nuit du Botanique"

On va faire d'une pierre, deux coups, en parlant du deuxième opus de Bat For Lashes en même temps que de son concert qui date déjà un peu mais qui m'a marqué, le 15 juin à l'Orangerie du Botanique.

Je ne suis pas un fan de la petite Natasha Khan, et même si j'aimais bien son premier opus Fur And Gold, je n'en ai pas fait une jaunisse quand je n'ai pas pu avoir de place pour son concert originalement programmé dans la Rotonde. Mais finalement, vu le succès de la petite dame, on la verra à l'Orangerie, et je peux me procurer la dernière place (niak niak, désolé pour ceux qui n'en ont pas eu après moi) pour aller voir son folk hippie gothique.



Et grand bien m'en a pris, je crois que j'ai assisté au meilleur concert de mes Nuits, en concurrence avec Thunderheist le lendemain. Passons sur la première partie, le pop-rock à deux guitares et voix totalement anecdotique de Dan San, pour nous concentrer sur la belle Natasha. Pas de corps, pas de visage, mais belle d'esprit. Elle rayonne sur scène, gambadant comme un faon dans la forêt, ici habitée par des icônes christiques et des idoles d'animaux. Son groupe est totalement dans le délire, l'imagerie est en place.

Je n'avais pas encre écouté Two Suns avant le concert et j'y allais donc à la découverte du nouvel album. Excellente idée, car les morceaux tirés de ce second opus m'ont paru beaucoup plus solides en live que ceux tirés du premier. A l'exception près de "What's a girl to do" et "Horse and I". A quoi est du cette réussite ? Assurément aux arrangements des percussions particul!èrement percutants - quelle bonne idée de renforcer les beats électroniques par une batterie acoustique, ou inversement - mais aussi grâce à la voix de Natasha Khan, qui assure sans vouloir faire la diva, ce qu'elle n'est pas.

C'est donc dans une optique résolument positive que je me suis acheté Two Suns (sur Amazon UK, 7 livres). L'album s'ouvre sur le titre "Glass", formidable, qui place la barre très haut d'emblée. Ce qui rend la suite difficile, la balade piano/voix "Moon And Moon" n'étant pas vraiment à la hauteur. On peut ensuite citer le premier single "Daniel" qui fait le boulot, sans être aussi excellent que la version live jouée aux Nuits. La deuxième partie de l'album est dans l'ensemble plus réussie, avec "Pearl's Dream", "Two Planets" tout en percussions ou "Good Love".

Mais c'est seulement après la deuxième écoute que je me suis rendu compte que cet album n'était pas un simple album de pop où chaque chanson est une fin en soi. La force de Two Suns est dans son ensemble, à mi-chemin entre les délires celtiques de Sinead O'Connor et la pop déglinguée de Björk. J'admets néanmoins être beaucoup plus sensibles aux morceaux plus centrés sur les percussions qui bénéficient décidément tant en live qu'en album d'un soin particulier.

En bref, ce n'est pas parfait, comme pour le premier opus, mais si on prend la peine de rentrer dans cet univers musical, on appréciera la cohérence de l'ensemble. J'ai en tout cas bon espoir pour la suite de la carrière de Natasha Khan, car cette musique ne fait pas que surfer sur une forme de mode, mais propose réellement un univers.

jeudi 4 juin 2009

Lobbying et Web 2.0 : la place du web social au sein des structures de lobbying

Bon, on va pas se voiler la face, l'étude, assez superficielle, de mon cours de communication corporate ne m'a servi à rien pour mon examen. Par contre, cela a éveillé en moi une question : quelle est la place des outils du web 2.0 dans le lobbying ?

Cette question doit être séparée en deux volets, dont le premier sera traité ici. Il s'agit tout d'abord d'étudier la place que pourrait prendre les outils du web social au sein même des structures de lobbying. Je vais surtout m'intéresser aux structures des lobbys européens, puisque ce sont les seules que je connaisse. Le second volet sera d'évoquer l'utilisation de ces outils pour une communication entre ces structures de lobbys et leurs cibles, que ce soient les institutions européennes, les médias ou le grand public.

La question de l'utilisation en interne des structures de lobbying d'outils du web 2.0 peut sembler peu pertinente. Il serait tout à fait possible de ne pas différencier cette question de celle liée à n'importe quelle organisation. Néanmoins, les structures quelques fois particulières des associations européennes de lobby soulèvent quelques considérations particulières.

Ainsi, même si on commence à remettre en cause cette manière de fonctionner, il est bon de rappeler que les principales structures de lobbys industriels sont des associations très hiérarchisées. Ce sont souvent des organismes qui rassemblent des associations professionnelles nationales, elle-même rassemblant les grandes entreprises nationales du secteur concerné. Ces méga-structure dont la seule force est la représentativité sont totalement inadaptée à l'utilisation d'outils du web social. Leur flexibilité est quasiment nulle et la nécessité de trouver de respecter une forme de hiérarchie et de trouver des compromis entre de nombreux acteurs très divers rend impossible la mise en place de wikis ou de blogs sans provoquer une guerre de tranchées. Et même si ces outils permettaient de développer des positions communes, il est fort probable que celle-ci seraient remises en cause par leur manque supposé de légitimité.

Mais ces structures monolithique ont montré leurs limites au niveau du lobbying européen et une évolution profonde est en cours dans ce milieu. On voit donc émerger des structures plus flexibles et fondamentalement différentes. Ainsi, les structures transversales et crées sur des dossiers spécifiques et temporaires deviennent petit à petit courantes. Cette forme de structure se rapproche indubitablement d'équipes virtuelles. Autours d'un sujet particulier, des experts (les lobbyistes sont fondamentalement des experts, où en mandatent pour leurs dossiers souvent très techniques) se penchent sur des solutions précises et techniques. Ils viennent d'entreprises et d'organisations différentes (industries, associations de consommateurs, ONG,...) et effectuent un travail de traitement d'information. Les outils collaboratifs de traitement de l'information devraient sans aucun doute constituer un atout formidable pour ce type de structure. Du wikis interne au partage d'informations via du social bookmarking, les outils du web 2.0 peuvent même participer à une réduction importante des coûts. La collaboration virtuelle intensive que permet ces outils va rendre les nécessités de déplacement moins importantes, mais surtout va ouvrir la porte à l'intégration d'experts extérieurs bien plus éloignés de Bruxelles au sein des réflexions qui vont animer la structure.
De plus, les problèmes très clair de Knowledge Management que posent ce type de structures temporaires pourraient en partie être traité par une utilisation intelligente des outils de collaborations de nouvelle génération et permettre une meilleure conservation et partage non seulement dans l'équipe même du projet, mais aussi avec d'autres équipes qui pourront se servir des réflexions déjà émises dans leurs propres travaux.

Bien sur, tout cela est avant tout une question d'évolution des modes de fonctionnement. Mais il semblerait que cette évolution est actuellement en cours. Et il me semble qu'il ne serait pas nécessairement stupide de réfléchir à ces nouveaux outils de collaboration qui pourraient jouer un rôle déterminant dans l'évolution des pratiques de lobbying vers plus d'efficacité. Peut-être que cette question n'intéresse que moi, mais si vous avez un avis, il m'intéresse énormément vu que ce que j'évoque ici sont de simples réflexions sans m'appuyer sur une quelconque expérience !

mercredi 3 juin 2009

[Review]The Subs "Subculture"


Le doute n’est plus permis, les 90’s sont de retour en grâce. Je ne parle pas de la compilation “I Love The 90’s” (quoique) mais il y a un ensemble de signes qui ne trompent pas. Les dernières sensations hip-hop comme Yo Majesty ou Thunderheist font délicieusement penser au hip-hop/électro “oldschool” de nos années 90 (Run DMC et autres Technotronic en tête). Mais plus que cela, les sons “trance” si décriés en ce début du XXIème siècles semblent eux-aussi redevenir fréquentables (ils n’ont jamais cessé de l’être pour les fans de Milk.inc). En témoigne nos compatriotes flamands de The Subs qui proposent dans leur premier album Subculture une musique en équilibre entre les sons Nu Rave/Dance Punk, french touch 2.0 et hardstyle. Un mélange original qui, si il ne fait pas dans la finesse, délivre son cota d’énergie brute.

Le titre d’ouverture “Music Is The New Religion” donne le ton avec cette montée trance, son beat un peu quelconque mais renforcé d’une rythmique assez compressée et d’une voix légèrement punk. Le clip, un brin provoquant à la manière du fameux clip de DemonYou Are My High”, renforce encore la sympathie qu’on peut avoir pour le groupe. Mais, en toute honnêteté, je ne crois pas que c’est dans ce créneau là, prolongé par le morceau “Kiss My Trance” assez explicite en terme d’influences, que The Subs délivre le meilleur. Il faut aller chercher le titre “My Punk” qui, sans oublier les petites montées acid, envoie nettement plus. Et on ne s’y trompe plus avec la reprise de “Breathe” de The Prodigy qu'ils réussissent à moderniser ce que les Prodigy eux-même semblent incapables de faire vu la qualité franchement passable de leurs deux derniers albums. “F**k That S**t” vient mettre tout le monde d’accord en trouvant le meilleur équilibre de l’album entre ses nombreuses influences.

Evidemment, Subculture est totalement dispensable et ne va pas révolutionner la musique électronique. Mais pour ceux qui, comme moi, en ont marre des sons de Justice et de la clique “Ed Bangers” et ne veulent pas du retour de la minimal (même si le dernier Guy Borrato est excellent, j’en parlerai sans doute), cet album est un oasis dans le paysage de plus en plus formaté de la musique électronique dansante.

Vous pouvez écouter des extraits de cet album sur Blip.fm (via le lecteur intégré dans ce blog)

Vidéo de "Music Is The New Religion"